Les chants de Patrouille


A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V
ou

A

Adieu Madras
Adieu vieille Europe
Adieux suisses
Ah que nos pères
Allons les amis
Amitié, Liberté
Appel au feu de camp
Appel de la Route
Auprès de ma blonde
Au feu d’étape
Au revoir camarade

B

Belle Volga (la)
Blanche Hermine (la)
Bleus sont là (les)
Bohème
Bon Rouet (le)
Bonsoir
Bonsoir, bonsoir
Bourgogne
Brave Madeleine

C

C’est le marchand Pétrouchka
C’est nous les Africains
Canon de la Paix
Canon marin (Voguons au vent)
Cantique des Etoiles
Cantique des Patrouilles
Catherine était chrétienne
Cavalcade
Chanson à virer (encor’et hop)
Chant de la promesse
Chant des Adieux
Chant des Haleurs de la Volga
Chant des Marais
Chant des Partisans
Chant des Patrouilles Libres
Chant fédéral
Chante au danger
Chantons au vent
Chantons la Catholique
Chantons pour passer le temps
Chef de patrouille
Chevaliers de la Table Ronde
Chevaliers saluons les couleurs
Claquez bannières
Clartés de la nuit
Combat de demain
Commandos (les)
Compagnons de la Marjolaine
Complainte de Mandrin
Cor (le)
Cornemuses (les)
Corsaires (les)
Corsaire, le grand coureur
Cosaques (les)
Crapauds (les)
Cuirassiers (les)
Cygne de Monfort

D

Danaë
Dans le vent de France
Dans les prisons de Nantes
Dans mon pays d’Espagne
Debout les gars réveillez vous
Déjà mal mariée
Dominique
Dragons de Noailles (les)
Du fagot jaillit la flamme

E

Elève-toi flamme légère
Elle descend de la montagne
En avant, nous allons
En avant parcourant le monde
Enfant de la montagne
Enfant au cœur d’or
En passant par la portière
En traîneau
Ensemble
Entendez-vous dans le feu
Epopée de Jehanne (l’)
Espérance (l’)
Etoile au grand large (l’)
Excuses de l’Aspirant (les)
Explo

F

Fanchon
Feu brille I (le)
Feu brille II (le)
File la laine
Filles de la Rochelle (les)
Filles des Forges (les)
Fleur d’épine
Forban
Frères du port

G

Gai luron des Flandres
Galérien (le)
Garçon, lève toi !
Garçons de la montagne
Gars de Locminé
Gars de Senneville
Glory, glory alléluia
Guerre, guerre, vente, vent

H-I

Hardi les gars
Hé garçon prends la barre
Hisse ého, matelot
Homme de Cro-Magnon
Hymne à la joie
Ils étaient trois garçons

J-K

J’avais un camarade
Je cherche fortune
Je suis un peu fou
Je t’aime ô ma Patrie
Jour au loin s’enfuit (le)
Jument de Michao (la)
Kyrie des gueux

L

Lansquenets
Légende de St Nicolas
Légende du feu
Let my people go!
Ligue noire

M-N

Madelon
Marche des vagabonds
Marchons dans le vent
Marins de Groix
Matelots, puisqu'il fait bon vent
Maudit sois-tu
Miserere de la mer
Mort (la)
Nous chantons tout le long des grèves

O

Ô Croix des scouts
Ô douce France
Ô Saint Hubert
Ô Sarie Marès
Objections du V.P.
Occident en avant
Opium

P

Paimpolaise
Partisans Blancs
Passant par Paris
Pavane
Pelot d’Hennebont
Petit âne gris (le)
Petit Gitanos (le)
Piémontaise (la)
Pirates (les)
Plaine, ma plaine
Plaisir sont doux
Port de Tacoma
Portes du pénitencier (les)
Prends ton fusil Grégoire

Q

Quand la nuit
Que venez-vous chercher ?
Qui peut faire de la voile ?
Qui veut chasser une migraine

R

Red River Valley
Réveillez-vous Picards
Riant au mistral
Ronde de nuit
Ronde lorraine
Route est longue
Roy Arthur
Russie libre

S

Santiano
Se canto
Sérénade
Soldat belge (le)
Souvenirs qui passent
Strasbourgeoise (la)
Sur la route de Dijon
Sur les monts

T

Terres Saintes
Terre rouge
Tourdion (le)
Tournez les yeux
Trace ta route
Trente et un du mois d’août
Trois jeunes marins
Trois routes (les)
Trompe sonne (la)

U

V

Va, Scout de France
Vent frais, vent du matin
Vieux chalet (le)
Vin gaulois
Vive Henri IV
Voici venir la belle saison

Adieu Madras   (Retour Menu)

  • Adieu madras, adieu foulard
  • Adieu rob'soie, adieu collier choux
  • Doudou en moins li ka pati
  • Hélas, hélas ! cé pou toujou ! } bis

  • Bonjou Missié le gouvêneur,
  • Moin vini té oune pétition
  • Pou mande ou autoisation
  • Afin laissé Doudou moin ici. } bis

  • Non, non, non, non, déjà top tard,
  • Bâtiment a déjà sur la bouée.
  • Non, non, non, non, déjà top tard,
  • Bientôt il va appareiller. } bis

  • Adieu madras, adieu foulard,
  • Adieu grains d'or, adieu collier choux,
  • Doudou en moins li ka pati
  • Hélas, hélas ! cé pou toujou ! }

Adieu vieille Europe   (Retour Menu)

  • Adieu vieille Europe,
  • Que le diable t’emporte
  • Adieu vieux pays,
  • Pour le ciel si brûlant de l’Algérie
  • Adieu souvenir, notre vie va finir
  • Il nous faut du soleil, de l’espace,
  • Pour redorer nos carcasses.

  • Nous les damnés de la terre entière,
  • Nous les blessés de toutes les guerres,
  • Nous ne pouvons pas oublier
  • Un malheur, une honte, une femme qu’on adorait.
  • Nous qu’avons l’sang chaud dans les veines,
  • Cafard en tête au cœur les peines
  • Pour recevoir, donner des gnons, crénom de nom,
  • Sans peur, en route pour la Légion.

  • Salut camarades,
  • Donnons-nous l’accolade,
  • Nous allons sac au dos, flingue en main,
  • Faire ensemble le même chemin.
  • A nous le désert,
  • Comme au marin la mer,
  • Il nous faut du soleil, de l’espace,
  • Pour redorer nos carcasses.

Adieux Suisses  (Retour Menu)

  • Nous étions trop heureux mon amie
  • Nous avions trop d'espoir et d'amour
  • Nous croyons nous aimer pour la vie
  • Mais hélas, les beaux jours sont si courts. (bis)

  • Le bonheur dure un peu sur cette terre
  • Entends-tu tout là-bas, le tambour
  • Mon doux cœur je m'en vais à la guerre
  • Ne crains rien jusqu'au jour du retour. (bis)

  • L'ennemi a franchi nos frontières
  • Il a pris nos maisons et nos champs
  • Pour reprendre le pays de nos pères
  • Il faut vaincre ou mourir bravement. (bis)

  • Tes baisers étaient doux à mes lèvres
  • Ton sourire était doux à mes yeux
  • Aujourd’hui tes larmes sont amères
  • Donne-moi le baiser de l'adieu. (bis)

  • Compagnons, si le sort veut que je meure
  • Retirez cet anneau de mon doigt
  • Mon amie est là-bas qui me pleure
  • Dites-lui cette bague est à toi. (bis)

Ah que nos Pères étaient heureux   (Retour Menu)

  • Ah que nos pères étaient heureux (bis)
  • Quant ils étaient à table.
  • Le vin coulait à côté d’eux (bis)
  • Ça leur était fort agréable.

  • Et ils buvaient à pleins tonneaux,
  • Comme des trous, comme des trous, morbleu !
  • Bien autrement que nous, morbleu !
  • Bien autrement que nous !

  • Ils n’avaient ni riches buffets (bis)
  • Ni verres de Venise.
  • Mais ils avaient des gobelets (bis)
  • Aussi grands que leurs barbes grises.

  • Ils ne savaient ni le latin (bis)
  • Ni la théologie.
  • Mais ils avaient le goût du vin (bis)
  • C’était là leur philosophie.

  • Quand ils avaient quelques chagrins (bis)
  • Ou quelques maladies.
  • Ils plantaient là le médecin (bis)
  • Apothicaire et pharmacie.

Allons les amis   (Retour Menu)

  • Allons les amis, faut partir
  • Faut s'en aller à la maison
  • La tête pleine de chansons
  • Et le coeur plein de souvenirs
  • Allons, les gars, faut partir.

  • Allons, les gars, au revoir
  • Finis les jours de liberté
  • Chacun s'en va de son côté
  • Chacun s'en va vers son devoir
  • Allons les amis, au revoir.

  • Allons les amis, et merci
  • Pour le secours de votre bras
  • Pour la chaleur de votre voix
  • Qui ont chassé tous les soucis
  • Allons, les amis et merci.

  • Allons les amis, à bientôt
  • Notre chemin, votre chemin
  • Qui peut douter qu'un jour prochain
  • Ils ne se croisent à nouveau
  • Allons les amis, à bientôt.

Amitie, Liberte   (Retour Menu)

  • Amitié, amitié, liberté, liberté
  • Par vous l'avenir sera plus beau

  • Le visage inondé de lumière
  • Tourné vers des lendemains heureux
  • Nous bâtirons une cité fière
  • En chantant ces refrains joyeux

  • Si tu peines parmi la tempête
  • Vois tant d'autres sont dans le ressac
  • Unis tes efforts pour tenir tête
  • Aidons nous à porter le sac

  • Et bien sûr quand tous les gars du monde
  • Chanteront avec nous ce refrain
  • Tous unis dans cette immense ronde
  • Léger sera notre chemin

Appel au feu de camp   (Retour Menu)

  • Holà ! Dedans le campement,
  • Groupons-nous c'est l'instant
  • Près de la claire flamme.
  • Pieds tendres comme les vieux loups
  • Accourons, laissons tout,
  • Le conseil vous réclame !

  • Gardien du feu, tu peux porter
  • La flamme à ton foyer,
  • Et que le feu pétille !
  • Silence parmi les taillis,
  • Soyons tous recueillis
  • Au conseil le feu brille !

Appel de la route   (Retour Menu)

  • Elle est là devant ta maison comme une amie
  • Et pendant la belle saison toute fleurie
  • Elle fuit à l'horizon d'une fuite infinie

  • O-hé, garçon, garçon!
  • Toi qui cherches, toi qui doute,
  • Prête l'oreille à ma chanson
  • Entends l'appel de la Route!

  • C'est la route des paladins route guerrière
  • Elle a vu la marche des Saints vers la lumière
  • Et leurs pas sont encore empreints dans sa vieille poussière.

  • Si ton coeur parfois s'est ému pour de grands rêves
  • Si tu veux les fières vertus qui nous soulèvent
  • Bien loin des sentiers rebattus suis la route sans trêve.

  • Tu sauras les secrets nombreux de cette route
  • Les calvaires dressés aux cieux sur la grand'route,
  • Tu seras, pour l'amour des gueux chaque jour aux écoutes.

Auprès de ma blonde   (Retour Menu)

  • Dans les jardins de mon père
  • Les lilas sont fleuris (bis)
  • Tous les oiseaux du monde
  • Vont y faire leurs nids

  • Auprès de ma blonde
  • Qu'il fait bon, fait bon, fait bon.
  • Auprès de ma blonde
  • Qu'il fait bon dormir !

  • Tous les oiseaux du monde
  • Viennent y faire leurs nids (bis)
  • La caille, la tourterelle
  • Et la jolie perdrix

  • La caille, la tourterell
  • Et la jolie perdrix (bis)
  • Et ma jolie colombe
  • Qui chante jour et nuit

  • Et ma jolie colombe
  • Qui chante jour et nuit (bis)
  • Qui chante pour les filles
  • Qui n'ont pas de mari

  • Qui chante pour les filles
  • Qui n'ont pas de mari (bis)
  • Pour moi ne chante guère
  • Car j'en ai un joli

Au feu d'étape   (Retour Menu)

  • Entends l’appel du feu d’étape :
  • Fanal guidant vers l’amitié, routier (guide-ainée) !
  • O, veilleur de toutes nos légendes…
  • Viens pour rêver sous les étoiles. Héo !

Au revoir camarade   (Retour Menu)

  • Au revoir camarade,
  • Que le Seigneur te protège
  • Sur la route où veillera ton Ange,
  • Que la Vierge te montre le chemin des étoiles,
  • Où nous nous retrouverons demain ! (bis)

La Belle Volga   (Retour Menu)

  • Tout le long de notre fleuve,la belle Volga
  • s'est levée le vent le grand vent.

  • Tout le long de notre fleuve, la belle Volga
  • a soufflé le vent le grand vent.

  • Tout le long de notre fleuve, la belle Volga
  • s'est couchée le vent le grand vent.

La Blanche Hermine   (Retour Menu)

  • J’ai rencontré ce matin,
  • Devant la haie de mon champ
  • Une troupe de marins,
  • D’ouvriers, de paysans
  • Où allez-vous camarades,
  • Avec vos fusils chargés ?
  • Nous tendrons des embuscades,
  • Viens rejoindre notre armée.

  • La voilà la blanche Hermine,
  • Vivent la mouette et l’ajonc !
  • La voilà la blanche hermine,
  • Vivent Fougères et Clisson !

  • Où allez-vous, camarades,
  • Avec vos fusils chargés ?
  • Nous tendrons des embuscades,
  • Viens rejoindre notre armée.
  • Ma mie dit que c’est folie
  • D’aller faire la guerre au front.
  • Moi je dis que c’est folie
  • D’être enchaîné plus longtemps.

  • Ma mie dit que c’est folie
  • D’aller faire la guerre au front.
  • Moi je dis que c’est folie
  • D’être enchaîné plus longtemps.
  • Elle aura bien de la peine
  • Pour élever les enfants.
  • Elle aura bien de la peine
  • Car je m’en vais pour longtemps.

  • … Je viendrai à la nuit noire
  • Tant que la guerre durera.
  • Comme les femmes en noir,
  • Triste et seule, elle m’attendra.

  • … Et sans doute pense-t-elle
  • Que je suis en déraison.
  • De la voir, mon cœur se serre,
  • Là-bas, devant la maison.

  • … Et si je meurs à la guerre,
  • Pourra-t-elle me pardonner
  • D’avoir préféré ma terre
  • À l’amour qu’elle me donnait ?

  • … J’ai rencontré ce matin,
  • Devant la haie de mon champ,
  • Une troupe de marins,
  • D’ouvriers, de paysans.

Les Bleus sont là   (Retour Menu)

  • Les bleus sont là, le canon gronde,
  • Dites les gars, avez vous peur ?
  • Nous n’avons qu’une peur au monde,
  • C’est d’offenser Notre Seigneur.

  • Vos corps seront jetés à l’onde,
  • Vos noms voués au déshonneur.
  • Nous n’avons qu’un honneur au monde
  • C’est l’honneur de Notre Seigneur.

  • Les bleus chez vous dansant la ronde,
  • Boiront le sang de votre cœur.
  • Nous n’avons qu’un espoir au monde,
  • C’est le cœur de Notre Seigneur.

  • Allez les gars, le canon gronde,
  • Partez les gars, soyez vainqueurs.
  • Nous n’avons qu’une gloire au monde,
  • C’est la victoire du Seigneur.

  • La France attend qui la délivre,
  • Et cherche à qui donner sa foi.
  • Nous n’avons qu’un espoir pour vivre,
  • C’est le retour de notre Roy.

  • Allons les gars, pour notre terre,
  • Tels nos aïeux pour notre Foi.
  • Reprenons le vieux cri de guerre :
  • Vive Dieu, la France et le Roy.

Ma Bohème   (Retour Menu)

  • Chante et danse la bohème, faria faria oh !
  • Vole et campe où Dieu la mène, faria faria oh ! Sans souci au grand soleil,
  • Coule des jours sans pareils.
  • Faria faria faria faria faria faria oh !
  • Faria faria faria faria faria faria oh !

  • Dans sa bourse rien ne pèse,
  • Mais son coeur bat tout à l'aise,
  • Point de compte et point d'impôt,
  • Rien ne trouble son repos.

  • Quand la faim se fait tenace...
  • Dans les bois se met en chasse...
  • Tendre biche et prompt chamois
  • Lui feront un festin de roi.

  • Sur la mousse ou dans la paille
  • Trouve un lit fait à sa taille
  • Cœur léger, bohème dort
  • Que n'éveille aucun remords.

  • Et si mince est son bagage
  • Que sans peine déménage
  • Dans le ciel quand Dieu voudra
  • En chantant s'envolera.

Le Bon Rouet   (Retour Menu)

  • C'est le rouet, le bon rouet
  • Le rouet du pays de France
  • C'est le rouet, le bon rouet
  • Le rouet de France qu'il faudrait

  • Pour filer le lin de lise
  • En faire de jolis draps
  • De beaux draps et des chemises
  • Que nous faudrait-il les gars ?

  • Pour tisser son frais corsage
  • Ses tabliers et ses bas
  • Son bonnet de fille sage
  • Que nous faudrait-il les gars ?

  • Pour tisser sa collerette
  • Ses rubans ses falbalas
  • Ses jolis habits de fête
  • Que nous faudrait-il les gars ?

  • Pour sa robe d'épousée
  • Quand lise se mariera
  • Sa robe fleurdelisée
  • Que nous faudrait-il les gars ?

Bonsoir   (Retour Menu)

  • Bonsoir, bonsoir !
  • La brume monte du sol, on entend le rossignol.
  • La brume monte du sol, on entend le rossignol.
  • Bonsoir, bonsoir !

Bonsoir, Bonsoir   (Retour Menu)

  • Bonsoir, bonsoir,
  • Avant de nous quitter ce soir,
  • Lançons notre chant pour un au revoir.

Bourgogne   (Retour Menu)

  • Au pied d’une vigne j’ai reçu le jour
  • Ma mère était digne de tout mon amour.
  • Depuis ma naissance elle m'a nourri,
  • En reconnaissance mon cœur la chérit.

  • Joyeux enfant de la Bourgogne
  • Je n'ai jamais eu de guignon,
  • Quand je vois rougir ma trogne
  • Je suis fier d'être Bourguignon !
  • Et je suis fier, et je suis fier, et je suis fier
  • d'être Bourguignon !
  • Et je suis fier, et je suis fier, et je suis fier
  • d'être Bourguignon !

  • Assis sous ma treille plus heureux qu'un roi
  • Toujours une bouteille à côté de moi,
  • Jamais je n'm'embrouille car chaque matin,
  • Je me débarbouille dans un verre de vin.

  • Madère et champagne approchez un peu!
  • Et vous, vins d'Espagne malgré tous vos feux.
  • Amis de l'ivrogne réclamez vos droits;
  • Devant la Bourgogne, saluez trois fois!

  • Puisque tout succombe un jour je mourrai
  • Jusque dans la tombe toujours je boirai
  • Je veux qu'dans la bière où sera mon corps
  • On y mette un verre rempli jusqu'au bord.

Brave Madeleine   (Retour Menu)

  • Brave Madeleine fait chauffer ton four
  • Mets-y de la peine et tout ton amour.

  • Fait des p'tits gâteaux, fais en à la pelle,
  • Pour les pèlerins de Compostelle.

C'est le marchand Petrouchka   (Retour Menu)

  • C'est le marchand Petrouchka qui revient,
  • D’or est chargé son sac et il est content.
  • Quand ses chevaux fatigués auront bu
  • Jusqu’au matin il pourra rire et chanter !

  • Laï laï laï laï laï laï laï laï...

C'est nous les Africains   (Retour Menu)

  • C'est nous les Africains
  • Qui revenons de loin,
  • Venant des colonies
  • Pour sauver la Patrie,
  • Nous avons tout quitté
  • Parents, gourbis, foyers,
  • Et nous gardons au cœur
  • Une invincible ardeur,
  • Car nous voulons porter haut et fier,
  • Le beau drapeau de notre France entière,
  • Et si quelqu'un venait à y toucher,
  • Nous serions là pour mourir à ses pieds,
  • Battez tambours, à nos amours,
  • Pour le pays, pour la Patrie,
  • Mourir au loin, c'est nous les Africains.

  • Nous étions au fond de l'Afrique
  • Gardiens jaloux de nos couleurs,
  • Quand sous un soleil magnifique
  • A retenti ce cri vainqueur
  • En avant ! En avant ! En avant !

  • Pour le salut de notre empire
  • Nous combattons tous les vautours
  • La faim, la mort nous font sourire
  • Quand nous luttons pour nos amours
  • En avant ! En avant ! En avant

  • Et lorsque finira la guerre
  • Nous reviendrons dans nos gourbis ;
  • Le cœur joyeux et l'âme fière
  • D'avoir libéré le pays
  • En criant, en chantant : en avant !

Canon de la paix   (Retour Menu)

  • Pam pam pam pam pam
  • Pam pam pam pam pam

  • La la la la la la
  • La la la la la la

  • Ecoutez, le temps viendra,
  • Les hommes un jour saurons la Vérité,
  • Le lion s'étendra près de l'agneau.
  • Et nous fondrons nos piques pour des faux
  • Et des socs pour des herses.
  • La paix sera notre combat,
  • Faîtes que le temps vienne

Canon marin (Voguons-au-vent)   (Retour Menu)

  • Voguons au vent de mer
  • Au gré des vagues.

  • Marie, là-haut, comme une étoile,
  • Marie, là-haut, veillez sur nous.

  • Etoile du ciel, lumière sans voile,
  • Etoile du ciel, brillez pour nous.

Cantique des Etoiles   (Retour Menu)

  • As-tu compté les étoiles
  • Et les astres radieux
  • Déployant aux nuits sans voile
  • Leur cortège dans les cieux ?
  • Dieu qui leur donna la vie et l'éclat
  • Dieu qui leur fixa ma course et le pas
  • Sait aussi quel est leur nombre
  • Et ne les oublie pas.

  • As-tu compté les abeilles
  • Butinant parmi les fleurs,
  • Papillons mouches vermeilles
  • Sans soucis et travailleurs ?
  • Dieu qui les vêtit couleurs paradis,
  • Dieu qui leur fournit vivres et logis
  • Sait aussi quel est leur nombre
  • Et ne les oublie pas.

  • As-tu compté les fleurettes
  • Souriant au gai printemps ?
  • Boutons d'or et pâquerettes,
  • Fleurs des bois et fleurs des champs ?
  • Celui qui leur fit ces riches habits
  • Dans les champs du ciel ?
  • Et les gouttes de rosée
  • Aux reflets de l'arc-en-ciel ?
  • Dieu qui fit le temps sombre ou éclatant
  • Le ruisseau chantant et les flots grondant ;
  • Sait aussi quel est leur nombre
  • Et ne les oublie pas.

  • Sais-tu combien sur la Terre
  • Vivent d'enfants comme toi,
  • Dans le luxe ou la misère,
  • Fils de pauvres, fils de Roys ?
  • Dieu les connaît tous et les aime tous,
  • Dieu les garde tous et Dieu les veut tous :
  • Tu es aussi dans le nombre
  • De ceux qu'il n'oublie pas.

Cantique des Patrouilles   (Retour Menu)

  • Seigneur, rassemblés près des tentes
  • Pour saluer la fin du jour,
  • Tes fils laissent leur voix chantantes
  • Voler vers toi, pleines d'amour.
  • Tu dois aimer l'humble prière
  • Qui de ce camp s'en va monter
  • Ô toi qui n'avais sur la terre
  • Pas de maison pour t'abriter.

  • Nous venons, toutes les patrouilles
  • Te prier pour te servir mieux
  • Vois au bois silencieux
  • Tes scouts qui s'agenouillent
  • Bénis-les, ô Jésus dans les cieux !

  • Merci de ce jour d'existence
  • Où ta bonté nous conserva
  • Merci de ta sainte présence
  • Qui de tout mal nous préserva.
  • Merci du bien fait par la troupe
  • Merci des bons conseils reçus
  • Merci de l'amour qui nous groupe
  • Comme des frères, ô Jésus.

Catherine était chrétienne   (Retour Menu)

  • Cath'rine était chrétienne
  • Bi di boum boum boum, Bi di boum boum boum,
  • Cath'rine était chrétienne
  • Son père ne l'était pas, ah-ah, ah-ah,
  • Son père ne l'était pas, ah !

  • Un jour dans sa prière, Bi di boum...
  • son père la trouva ! ah-ah...

  • Que fais-tu là ma fille, Bi di boum...
  • dans cette pose-là ? ah-ah...

  • Je prie le Dieu mon Père,
  • que vous n'connaissez pas.

  • Relève-toi ma fille,
  • ou bien l'on te tuera.

  • Tuez-moi donc mon père
  • je ne faillirai pas.

  • Le père dans sa colère
  • d'un glaive la transperça.

  • Les démons accoururent,
  • et enfourchèrent le Roy.

  • Les anges descendirent
  • chantant l'alléluia.

Cavalcade   (Retour Menu)

  • Un jour, dans la fusillade
  • Galopant à l’inconnu
  • Nous allions en cavalcade
  • Tu étais mon camarade,
  • Celui que j’aimais le plus. (bis)

  • Un cavalier par bravade
  • Des siens le plus résolu
  • Me porta son estocade
  • Ce fut toi mon camarade
  • Ce fut toi qui la reçus. (bis)

  • J’ai vengé l’estafilade
  • Que ce coup t’avait valu
  • Mais très tard, dans la nuit froide,
  • J’ai pleuré mon camarade
  • Près de ton corps étendu. (bis)

  • Je suis ma route maussade
  • Et je chevauche sans but
  • Au hasard d’une embuscade
  • J’ai perdu mon camarade
  • Je ne rirai jamais plus. (bis)

Chanson à virer (encor et hop)   (Retour Menu)

  • Encor'et hop et vire
  • Encor'et hop et vire
  • Encor'et hop et vire
  • Vire encore un coup.

  • Hardi les gars l'ancre est dans les fonds
  • Hardi les gars maillon par maillon
  • Hardi les gars
  • Nous l'arrach'rons les gars si nous virons.

  • C'est pas l'moment les gars d'être saoûls
  • C'est pas l'moment d'avoir les bras mous
  • C'est pas l'moment
  • D'plier les g'noux les gars faut virer tous.

  • L'ancre est à pic on va déraper
  • L'ancre est à pic la mer a lâché
  • L'ancre est à pic
  • Des mains, des pieds les gars il faut virer.

  • Encore un coup c'est pour le retour
  • Encore un coup enlèv' le plus lourd
  • Encore un coup
  • C'est l'dernier tour les gars virons toujours.

Chant de la promesse   (Retour Menu)

  • Devant tous je m’engage
  • Sur mon honneur
  • Et je te fais hommage
  • De moi, Seigneur !

  • Je veux t’aimer sans cesse,
  • De plus en plus,
  • Protège ma promesse,
  • Seigneur Jésus !

  • Je jure de te suivre
  • En fier chrétien,
  • Et tout entier je livre
  • Mon cœur au tien !

  • Fidèle à ma Patrie
  • Je le serai ;
  • Tous les jours de ma vie,
  • Je servirai.

  • Je suis de tes apôtres
  • Et chaque jour
  • Je veux aider les autres
  • Pour Ton amour.

  • Ta règle a sur nous-mêmes
  • Un droit sacré :
  • Je suis faible, tu m’aimes,
  • Je maintiendrai.

Chant des Adieux   (Retour Menu)

  • Faut-il nous quitter sans espoir,
  • Sans espoir de retour,
  • Faut-il nous quitter sans espoir
  • De nous revoir un jour

  • Ce n'est qu'un au-revoir, mes frères
  • Ce n'est qu'un au-revoir.
  • Oui, nous nous reverrons, mes frères,
  • Ce n'est qu'un au-revoir.

  • Formons de nos mains qui s'enlacent
  • Au déclin de ce jour,
  • Formons de nos mains qui s'enlacent
  • Une chaîne d'amour.

  • Unis par cette douce chaîne
  • Tous, en ce même lieu,
  • Unis par cette douce chaîne
  • Ne faisons point d'adieu.

  • Car Dieu qui nous voit tous ensemble
  • Et qui va nous bénir,
  • Car Dieu qui nous voit tous ensemble
  • Saura nous réunir.

Chant des Haleurs de la Volga   (Retour Menu)

  • Oh-là ! Marche ! Tire ! Marche !
  • Le temps tire avec toi, tire, tirera !
  • Oh-là ! Tire! Marche ! Tire !
  • L'oiseau chante là-bas
  • Chante, chantera.

  • Tire, tire, quand midi viendra
  • Nous boirons aux amours d'autrefois
  • Longue est la plaine
  • Courte l'haleine… La corde t'usera
  • Les mains et les bras !

  • Tire, tire quand viendra le soir
  • Sur la rive tu pourras t'asseoir
  • Dure est la peine de qui te mène
  • Mon gros vaisseau de bois
  • Traîne, traîne-toi !

  • Tire, tire quand viendra la nuit
  • Près de l'eau tu trouveras ton lit
  • Longue est la peine
  • Courte l'haleine… La corde t'usera
  • Les mains et les bras !

Chant des Marais   (Retour Menu)

  • Loin dans l'infini s'étendent
  • Les grands prés marécageux.
  • Pas un seul oiseau ne chante
  • Dans les arbres secs et creux.

  • O terre de détresse
  • Où nous devons sans cesse
  • Piocher, piocher !

  • Dans ce camp morne et sauvage
  • Entouré de murs de fer
  • Il nous semble vivre en cage,
  • Au milieu d'un grand désert.

  • Bruits de chaînes, bruits des armes
  • Sentinelles jour et nuit
  • Des cris, des pleurs et des larmes,
  • La mort pour celui qui fuit.

  • Mais un jour, dans notre vie,
  • Le printemps refleurira.
  • Libre, alors ô ma Patrie,
  • Je dirai : tu es à moi !

  • O terre d'allégresse
  • Où nous pourrons sans cesse
  • Aimer, aimer !

Chant des Partisans   (Retour Menu)

  • Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur
  • nos plaines ? Ami, entends-tu ces cris sourds
  • du pays qu'on enchaîne ?
  • Ohé partisans, ouvriers et paysans, c'est
  • l'alarme. Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du
  • sang et des larmes.

  • Montez de la mine, descendez des collines
  • camarades. Sortez de la
  • paille les fusils, la mitraille, les grenades.
  • Ohé les tueurs à la balle et au couteau, tirez
  • vite ! Ohé saboteur, attention à ton fardeau,
  • dynamite !

  • C'est nous qui brisons les barreaux des prisons
  • pour nos frères. La haine à nos trousses et la
  • faim qui nous pousse, la misère.
  • Il y a des pays où les gens au creux des lits font
  • des rêves. Ici, nous vois-tu, nous on marche et
  • nous on tue, nous on crève.

  • Ici, chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand
  • il passe. Ami, si tu tombes, un ami sort de
  • l'ombre à ta place.
  • Demain, du sang noir sèchera au grand soleil
  • sur les routes. Chantez compagnons, dans
  • la nuit la liberté nous écoute.

Chant des Patrouilles Libres   (Retour Menu)

  • Venues de tous les coins de France
  • Venues pour vivre la belle vie du camp,
  • Ardentes les P.L. s'avancent
  • Rien n'arrête leur élan

  • L'araignée tisse sa toile
  • Chaque fil étend le réseau,
  • Et nous écrivons son histoire
  • Dans la joie des jeux et des travaux.

  • ou :

  • L'Alauda étire ses ailes
  • Chaque élan étend le réseau
  • Et nous écrivons son histoire
  • Dans la joie des jeux et des travaux.

  • Chantez, vous que le camp appelle,
  • Chantez la fière chanson des Foulards Noirs !
  • Chantez, garçons, la vie est belle,
  • De l'aurore jusqu'au soir !

Chant Fédéral   (Retour Menu)

  • Sur la route, la grand' route,
  • Qui s'enroule tout autour du Vieux Monde,
  • Je t'écoute, tu m'écoutes,
  • Scouts d'Europe, et je marche avec toi.

  • J'ai le soir, comme toi, pris le chemin du désert
  • Quand montaient au ciel bleu les étoiles,
  • Autour des feux de camps nous avons découvert
  • La splendeur d'un nouvel univers.

  • Je ne t'ai demandé ni ton nom, ni ton pays,
  • Et pourtant je t'appelle : mon frère.
  • L'idéal et la loi, qui nous ont réunis,
  • Sont plus forts que des liens entre amis.

  • Quel que soit l'avenir, notre choix est sans retour
  • La promesse est pour toute la vie.
  • Rien ne saurait briser, après tant de beaux jours,
  • Notre chaîne d'espoir et d'amour.

Chante au danger   (Retour Menu)

  • « Chante au danger et souris dans la peine »,
  • Telle est la loi des scouts vaillants,
  • Et, sans faiblir, sur la grand'-route humaine,
  • Les yeux bien clairs, ils vont gaiement.

  • Va, fils de France, et, sans tourner la tête
  • Droit sur l'avenir fixe ton regard.

  • Comme, autrefois, nos fiers aïeux en fête
  • Chantaient avant les durs combats,
  • Sans nulle peur, sinon que, sur leurs têtes,
  • Le ciel ne croule à grand fracas.

  • Chante au matin, quand l'aube est radieuse,
  • L'espoir d'un jour paisible et pur ;
  • Et, quand la nuit autour du camp se creuse,
  • Redis ton chant d'un ton plus sûr.

Chantons au vent   (Retour Menu)

  • Au vent du large, le vent du large,
  • chante sans t'arrêter. (bis)
  • Tu me diras si le vent du large
  • ne forge ta volonté
  • Et tu verras dans la joie sauvage
  • ton coeur épris de beauté.

  • Au vent chantons, chantons au vent. (bis)

  • Au vent de peine, le vent de peine,
  • chante sans t'arrêter. (bis)
  • Tu me diras si la peine amère
  • résiste au vent d'amitié
  • Et tu verras au fond des chaumières
  • briller un soleil d'été.

  • Au vent d'aurore, le vent d'aurore,
  • chante sans t'arrêter. (bis)
  • Tu me diras si la brise chante
  • le clair matin qui renaît
  • Et tu verras fleurir l'espérance
  • dans les bougeons éclatés.

Chantons la Catholique   (Retour Menu)

  • Depuis dix neuf cents ans et plus
  • La France est la France de Jésus.
  • Depuis les Francs et les Gaulois
  • La France a toujours dit : « Je crois ».

  • Hardi contre la clique.
  • Sans patrie et sans Dieu.
  • Pour la foi catholique
  • Français debout car Dieu le veut !
  • Chantons la Catholique,
  • vive la France et Dieu !

  • La belle France de Clovis
  • De Charlemagne et de Saint Louis,
  • De Jeanne d'Arc et de Bayard
  • Vers Dieu levait son clair regard.

  • Mais une bande de vautours
  • Planant sur elle de nos jours
  • A fait de l'ombre sur la croix
  • Et réduit la France aux abois.

  • La France pleure et tend les bras
  • Malheur à qui ne l'entend pas !
  • Honte à qui n'ose pas bouger
  • Lorsque sa Mère est en danger !

  • Nos fiers ancêtres ont lutté
  • Pour nous donner la liberté,
  • Pour conserver pareil trésor
  • Luttons comme eux jusqu'à la mort.

  • Sans crainte risquons notre peau
  • Pour la Croix et pour le Drapeau.
  • Autour d'eux si nous nous serrons
  • Par ces deux signes nous vaincrons !

Chantons pour passer le temps   (Retour Menu)

  • Chantons pour passer le temps
  • Les amours joyeux d’une belle fille
  • Chantons pour passer le temps
  • Les amours joyeux d’une fille de quinze ans.
  • Aussitôt qu’elle fut promise
  • Aussitôt elle changea de mise
  • Elle prit l’habit de matelot
  • Et vint s’embarquer à bord du navire
  • Elle prit l’habit de matelot
  • Et vint s’embarquer à bord du vaisseau.

  • Et le capitaine, enchanté
  • D’avoir à son bord un si beau jeune homme
  • Lui dit : Mon joli matelot,
  • Tu veux t’embarquer à bord d’mon vaisseau.
  • Tes beaux yeux, ton joli visage,
  • Ta tournure et ton joli corsage
  • Me font toujours me rappeler
  • Z’a une beauté qui m’était promise.
  • Me font toujours me rappeler
  • Z’a une beauté que j’ai tant aimée.

  • Monsieur, vous vous moquez de moi
  • Vous me badinez, vous me faites rire.
  • Je n’ai ni frère ni parents
  • Et j’suis embarqué au Port de Lorient.
  • Je suis né z’à La Martinique
  • Et même je suis un enfant unique
  • Et c’est un navire hollandais
  • Qui m’a débarqué au port de Boulogne,
  • Et c’est un navire hollandais
  • Qui m’a débarqué au Port de Calais.

  • Ils ont ainsi vécu sept ans
  • Sur le même bateau sans se reconnaître.
  • Ils ont bien vécu sept ans
  • Se sont reconnus au débarquement.
  • Puisqu’enfin l’amour nous rassemble
  • Nous allons nous marier ensemble.
  • L’argent que nous avons gagné
  • Il nous servira pour notre ménage.
  • L’argent que nous avons gagné
  • Il nous servira pour nous marier.

  • C’ti là qu’a fait cette chanson
  • C’est l’nommé Camus, gabier de misaine.
  • C’ti là qu’a fait cette chanson
  • C’est l’nommé Camus, gabier d’artimon.
  • Oh Mat’lot ! Faut carguer l’grand voile,
  • Au cab’stan, faudra qu’tout l’monde y soye.
  • Et vire, vire, vire donc
  • Sans ça t’auras rien dedans ta gamelle.
  • Et vire, vire, vire donc,
  • Sans ça t’auras rien dedans ton bidon.

Chef de patrouille   (Retour Menu)

  • Chef de patrouille a deux galons
  • <
  • Et des insignes jusqu'au talon (bis)
  • Et des badges plein les deux bras,
  • On ne sait celle qu'il n'a pas.

  • Ah ! Ah ! Ah ! Oui vraiment,
  • Chef de patrouille est épatant ! (bis)

  • De ses dix doigts il sait tout faire
  • Une scie avec un fil de fer (bis)
  • Et d'une demi-douzaine d'andouilles
  • Il fait la plus chic des patrouilles.

  • Quand il commence une inspection
  • Nous en tremblons tous d'émotion (bis)
  • Car lorsqu'il nous dit nos défauts
  • Y a pas d'vaseline entre ses mots.

  • Si les petits ont marché trop
  • Il les transporte sur son dos. (bis)
  • Il les dorlote au campement,
  • C'est un grand frère, une maman.

  • Autour du feu le soir au camp
  • Il devient vraiment éloquent. (bis)
  • Il nous raconte des histoires
  • Que nous n'sommes pas obligés de croire.

  • Premier levé, dernier couché,
  • Mais quand le sommeil l'a touché (bis)
  • Il ronfle auprès d'ses compagnons,
  • Comme toute une escadrille d'avions.

  • S'il continue de ce train là,
  • Pour sûr qu'on le canonisera (bis)
  • Et les scouts diront à genoux :
  • Chef de patrouille priez pour nous.

Chevaliers de la table ronde   (Retour Menu)

  • Chevaliers de la Table Ronde
  • Goûtons voir si le vin est bon. (bis)

  • Goûtons voir, oui, oui, oui,
  • Goûtons voir, non, non, non
  • Goûtons voir si le vin est bon. (bis)

  • S'il est bon, s'il est agréable
  • J'en boirai jusqu'à mon plaisir. (bis)

  • J'en boirai, oui, oui, oui,
  • J'en boirai, non, non, non
  • J'en boirai jusqu'à mon plaisir. (bis)

  • Si je meurs, je veux qu'on m'enterre
  • Dans une cave où il y a du bon vin. (bis)

  • Dans une cave, oui, oui, oui, …

  • Les deux pieds contre la muraille
  • Et la tête sous le robinet. (bis)

  • Et les quatre plus grands ivrognes
  • Porteront les quat' coins du drap. (bis)

  • Pour donner le discours d'usage
  • On prendra le bistrot du coin. (bis)

  • Et si le tonneau se débouche
  • J'en boirai jusqu'à mon loisir. (bis)

  • Et s'il en reste quelques gouttes
  • Ce sera pour nous rafraîchir. (bis)

  • Sur ma tombe je veux qu'on inscrive
  • Ici gît le Roy des buveurs. (bis)

Chevaliers saluons les couleurs   (Retour Menu)

  • Chevaliers, saluons les couleurs,
  • Sonne, sonne éclaireur, sonne les honneurs.
  • Sonne bien, sonne de tout ton coeur,
  • Sonne, sonne éclaireur, sonne les honneurs.

  • Pour nous c'est fête quand sur nos têtes,
  • Notre drapeau flotte bien haut.
  • Quand viendra l'ombre et la nuit sombre,
  • Ses plis sacrés seront repliés.

Claquez bannieres   (Retour Menu)

  • Claquez bannières de chrétienté
  • Contre révolution.
  • Notre honneur est fidélité,
  • Gardons la tradition.

  • Chez nous Dieu premier servi,
  • La France est aux Français.
  • Travaille, Famille, Patrie,
  • Nos devises sont fixées.

  • Dehors escrocs libéraux,
  • Valets des communistes.
  • Complices des bourreaux,
  • Compères des socialistes.

  • Nos alliés ils ont trahi,
  • Sali même le sacré.
  • Livré nos colonies
  • Les enfants massacrés.

Clartes de la nuit   (Retour Menu)

  • Les clartés de la nuit
  • Ont brodé les sommets des grands monts
  • Le camp veille sans bruit.

  • Les clartés de la nuit
  • Sont l'appel au repos, à la paix
  • Clartés chastes des nuits.

  • Les clartés de la nuit
  • Marqueront la venue du Seigneur
  • Routiers, chantons les nuits.

Combat_de_demain   (Retour Menu)

  • Les héros d’autrefois, nous convient à leur foi
  • Camarades ! Groupons-nous ! En avant !
  • Les héros d’autrefois nous convient à leur loi,
  • Chevaliers ! Tous ensemble ! A l’assaut.

  • Etait noire la nuit, était rouge le feu
  • La nation semblait à l’agonie
  • Plus de chefs, plus de foi, un destin malheureux
  • S’abattait sur la chère patrie.

  • Tous sont morts et leurs casques rouillés dans le vent
  • Veillent sur mille tombes fleuries
  • Dans la steppe au lointain, nos chars rythment en grondant
  • Le refrain de la grande patrie.

  • Le cri de notre histoire, et la terre et la mort,
  • Nous appellent au combat de demain
  • Nous jurons d’être unis, nous jurons d’être forts
  • Europe, ton avenir est le mien !

  • Avec nos camarades, ouvriers, paysans
  • Nous marcherons la main dans la main
  • Une seule jeunesse, une seule nation
  • Pour la France et la vraie religion.

  • Etait noire la nuit, était rouge le feu
  • C’était le moment du grand assaut
  • Coude à coude, en marchant, ils chantaient par lambeaux
  • Le refrain de l’hymne des adieux.

Commandos   (Retour Menu)

  • Les commandos partent pour l'aventure
  • Soleil couchant les salut
  • Chez l'ennemi la nuit sera très dure
  • Pour ceux qui pillent et qui tuent

  • France, ô ma France très belle
  • Pour toi je ferais bataille
  • Je quitterai père et mère
  • Sans espoir de les revoir jamais

  • En se larguant sur le terrain rebelle
  • Ils songeront à leur vie
  • Demain peut-être elle sera éternelle
  • Ils tomberont dans l'oubli.

  • Si d'aventure la mort les refuse
  • Ils reviennent jusqu'au port
  • Ils boiront le champagne qui fuse
  • A la santé de leurs morts

Compagnons de la Marjolaine   (Retour Menu)

  • Qu’est-ce qui passe ici si tard,
  • Compagnons de la Marjolaine ?
  • Qu’est-ce qui passe ici si tard,
  • Gai ! Gai ! Dessus le quai ?

  • C’est le chevalier du gué,
  • Compagnons de la Marjolaine,
  • C’est le chevalier du gué
  • Gai, gai, dessus le qué.

  • Que demande le chevalier,
  • Compagnons…

  • Une fille à marier…

  • N’y a pas d’fille à marier…

  • On m’a dit qu’vous en aviez…

  • Ceux qui l’ont dit s’sont trompés…

  • Je veux que vous m’en donniez…

  • Sur les onze heures passez…

  • Les onze heures sont passées…

  • Sur les minuits repassez…

  • Les minuits sont bien sonnés…

  • Mais nos filles sont couchées…

  • En est-il un’ d’éveillée ?...

  • Qu’est-ce que vous lui donnerez ?...

  • De l’or, des bijoux assez…

  • Ell’ n’est pas intéressée…

  • Mon cœur je lui donnerai…

  • En ce cas là, choisissez

Complainte de Mandrin   (Retour Menu)

  • Nous étions vingt ou trente brigands dans une bande
  • Tous habillés de blanc à la mode des, vous m'entendez ?
  • Tous habillés de blanc à la mode des marchands.

  • La première volerie que je fis dans ma vie
  • C'est d'avoir goupillé la bourse d'un, vous m'entendez ?
  • C'est d'avoir goupillé la bourse d'un curé.

  • J'entrais dedans sa chambre, mon Dieu qu'elle était grande
  • J'y trouvais mille écus, j'y mis la main... dessus.

  • J'entrais dedans une autre, mon Dieu qu'elle était haute
  • De robes et de manteaux, j'en chargeais trois...chariots.

  • Je les portais pour vendre à la foire en Hollande
  • J'les vendis bon marché, ils m'avaient rien...coûté.

  • Ces messieurs de Grenoble avec leurs longues robes
  • Et leurs bonnets carrés m'eurent bientôt...jugé.

  • Ils m'ont jugé à pendre, ah ! C'est dur à entendre
  • A pendre et étrangler, sur la place...du marché.

  • Monté sur la potence je regardais la France
  • J'y vis mes compagnons à l'ombre d'un...buisson.

  • Compagnons de misère allez dire à ma mère
  • Qu'elle ne me verra plus j'suis un enfant...perdu.

Cor   (Retour Menu)

  • Dans le soir d’or résonne, résonne,
  • Dans le soir d’or résonne le cor.
  • Résonne, résonne, résonne le cor. (bis)
  • Dans le soir d’or résonne, résonne,
  • Dans le soir d’or résonne le cor.

  • C’est le cor du grand Roland
  • Qui sonne affolant sous le ciel sanglant.
  • C’est le cor du roi Saint Louis
  • Sonnant l’hallali des païens maudits.
  • C’est le cor du gai Du Guesclin
  • Harcelant sans frein l’Anglais qui le craint.

  • C’est le cor de Jeanne Lorraine
  • Qui sonne et s’égrène dans la nuit sereine.
  • C’est le cor du preux Bayard
  • Qui dans le brouillard rallie les fuyards.
  • C’est le cor qui sonne le jour
  • Où la gloire accourt : Condé, Luxembourg.

  • C’est le cor de Hoche et Marceau,
  • Des gars en sabots sauvant nos drapeaux,
  • C’est le cor du vieil Empereur
  • Qui sonne et se meurt dans l’île des pleurs.
  • C’est le cor des chasseurs de fer
  • Tenant quatre hivers des Vosges à l’Yser.

Les Cornemuses   (Retour Menu)

  • Depuis l'été dernier, j'entends les cornemuses,
  • Je les entends chanter toute la journée.

  • Je les entends, je les entends,
  • Je les entends toute la journée.

  • Ouin, ouin, ouin, ouin.
  • Ouin, ouin, ouin, ouin.

Les Corsaires   (Retour Menu)

  • Sont des hommes de grand courage,
  • Ceux qui partiront avec nous
  • Ils ne craindront point les coups
  • Ni les naufrages ni l’abordage
  • Du péril seront jaloux
  • Tous ceux qui partiront avec nous.

  • Ce seront de hardis pilotes,
  • Les gars que nous embarquerons.
  • Fins gabiers et francs lurons
  • Je t’escamote toute une flotte
  • Bras solide et coup d’œil prompt
  • Tous les gars que nous embarquerons.

  • Ils seront de fiers camarades,
  • Ceux qui navigueront à bord,
  • Faisant feu bâbord, tribord,
  • Dans la tornade des canonnades
  • Vainqueurs rentreront au port
  • Tous ceux qui navigueront à bord.

  • Et des prises de tous tonnages
  • Nous ramènerons avec nous.
  • Et la gloire et les gros sous
  • Feront voyage dans nos sillages.
  • Vent arrière ou vent debout
  • Nous les ramènerons avec nous.

  • Car c’est le plus vaillant corsaire
  • Qui donna l’ordre du départ.
  • Vite en mer et sans retard,
  • Faisons la guerre à l’Angleterre.
  • Car c’est le fameux Jean Bart
  • Qui nous commandera le départ

Corsaire, le grand coureur   (Retour Menu)

  • Le Corsair' le grand coureur
  • Est un navir' de malheur.
  • Quand il se met en croisière
  • Pour aller chasser l'Anglais,
  • Le vent la mer et la guerre
  • Tournent contre le Français.

  • Allons, les gars, gai, gai,
  • Allons les gars, gaiement.

  • Il est parti de Lorient
  • Avec belle mer et bon vent
  • Il cinglait bâbord amures
  • On signale par tribord
  • Un navire de fière allure
  • A mantelet de sabord.

  • C'était un Anglais vraiment
  • A double rangée de dents
  • Un marchand de mort subite
  • Mais le Français n'a pas peur
  • Au lieu de brasser en fuite
  • Nous le rangeons à l'honneur.

  • Ses boulets pleuvent sur nous
  • Nous lui rendons coup pour coup
  • Pendant que la barbe en fume
  • A nos braves matelots
  • Dans un gros bouchon de brume
  • Il nous échappe aussitôt.

  • Nos prises au bout de trois mois
  • Ont pu se compter à trois
  • Un navire plein de patates
  • Plus qu'à moitié chaviré
  • Le deuxième de savates
  • Enfin l'dernier de fumier.

  • Pour finir ce triste sort
  • Nous venons périr au port
  • Dans cette terrible misère
  • Quand chacun s'est vu perdu
  • Chacun suivant sa manière
  • S'est sauvé comme il a pu.

  • Le cap'taine et son second
  • S'sont sauvés sur un canon
  • Le maître sur la grande ancre
  • Le commis sur son bidon
  • Ah ! le sacré vilain cancre
  • Le voleur de rations.

Les Cosaques   (Retour Menu)

  • Nous aimons vivre au fond des bois,
  • Aller coucher sur la dure,
  • La forêt nous dit de ses mille voix :
  • Lance-toi dans la grande aventure. (bis)

  • La, la, la, la, la, la, la, la...

  • Nous aimons vivre sur nos chevaux
  • Dans les plaines du Caucase ;
  • Emportés par de rapides galops
  • Nous allons plus vite que Pégase. (bis)

  • Nous aimons vivre auprès du feu
  • Et danser sous les étoiles ;
  • La nuit claire nous dit de ses mille feux :
  • Sois gai lorsque le ciel est sans voiles. (bis)

Les Crapauds   (Retour Menu)

  • La nuit est limpide, l’étang est sans rides,
  • Dans le ciel splendide luit le croissant d’or.
  • Orme, chêne ou tremble, nul arbre ne tremble,
  • Au loin le bois semble un géant qui dort.
  • Chien ni loup ne quitte sa niche ou son gîte
  • Aucun bruit n’agite la terre au repos.
  • Alors dans la vase, ouvrant en extase
  • Leurs yeux de topaze, chantent les crapauds.

  • Ils disent : Nous sommes haïs par les hommes,
  • Nous troublons leurs somme de nos tristes chants.
  • Pour nous point de fêtes, Dieu seul sur nos têtes
  • Sait qu’il nous fit bêtes et non point méchants.
  • Notre peau terreuse se gonfle et se creuse ;
  • D’une bave affreuse nos flancs sont lavés.
  • Et l’enfant qui passe loin de nous s’efface
  • Et pâle nous chasse à coup de pavés.

  • Des saisons entières dans les fondrières
  • Un trou sous les pierres est notre réduit.
  • Le serpent en boule près de nous s’y roule
  • Quand il pleut en foule nous sortons la nuit
  • Et dans les salades faisant des gambades
  • Pesant camarades nous allons manger.
  • Manger sans grimaces cloporte ou limace
  • Ou ver qu’on ramasse dans le potager.

  • Nous aimons la mare qu’un reflet chamarre
  • Où dort à l’amarre un canot pourri.
  • Dans l’eau qu’elle souille sa chaîne se rouille ;
  • La verte grenouille y cherche un abri ;
  • Là, la source épanche son écume blanche ;
  • Un vieux saule se penche au milieu des joncs.
  • Et les libellules, aux ailes de tulle
  • Font crever des bulles au nez des goujons.

  • Quand la lune plaque, comme un verni laque,
  • Sur la calme flaque des marais blafards,
  • Alors symbolique et mélancolique
  • Notre lent cantique sort des nénuphars.
  • Orme, chêne ou tremble, nul arbre ne tremble,
  • Au loin le bois semble, un géant qui dort.
  • La nuit est limpide l’étang est sans rides
  • Dans le ciel splendide luit le croissant d’or.

Les Cuirassiers   (Retour Menu)

  • Au milieu de la bataille,
  • Sur les étriers de leurs grands chevaux,
  • Grisés par le sang, la mitraille,
  • Les cuirassiers chargent au galop.

  • C’est la charge, c’est la foudre,
  • C’est l’assaut dans le sang et dans la poudre
  • L’ennemi s’enfuit, l’épée dans les reins,
  • Laissant tous ses morts sur le terrain.

  • Les cuirassiers sur les étriers
  • De leurs grands chevaux,
  • Pour mieux boire à la victoire
  • Remettent vivement les sabres au fourreau

Cygne de Montfort   (Retour Menu)

  • Voici le cygne de Montfort
  • Qui fait blanchir l’écume au port
  • C’est le duc Jean au casque d’or.

  • Dinn dinn daonn dann egan dann egan ho
  • Dinn dinn daonn dann egan ezan.

  • Ohé guetteur monte à ta tour
  • Notre duc Jean est de retour
  • Et que l’hermine claque au jour.

  • Ô Notre-Dame de l’Armor
  • Protégez-nous de l’âpre mort
  • De la défaite et du remord.

  • Traîtres songez au châtiment
  • Le jour viendra prochainement
  • Comptez vos os soigneusement.

  • Nous n’aurons trêve ni répit
  • Que nous ne vous ayons occis
  • Vous vouliez des hommes ? En voici !

Danaë   (Retour Menu)

  • L'était une frégate,lon la,
  • l'était une frégate,
  • C'était la Danaë
  • larguez les ris dans les basses voiles
  • C'était la Danaé
  • larguez les ris dans les huniers

  • A son premier voyage lon la,
  • A son premier voyage,
  • La frégate a sombré,
  • Larguez les ris dans les basses voiles
  • La frégate a sombré,
  • Larguez les ris dans les huniers

  • Et de tout l'équipage...
  • Un gabier s'est sauvé...

  • Il aborde une plage...
  • Il savait bien nager...

  • Mais là sur le rivage...
  • Une belle éplorée...

  • Bell' comme une frégate...
  • Française et pavoisée...

  • Pourquoi pleurer la belle...
  • Pourquoi si tant pleurer...

  • Je pleure mon avantage...
  • Dans la mer est tombé...

  • Et qu'aurait-on, la belle...
  • Si on vous le rendrait ?...

  • Lui en ferait l'offrande...
  • Avec mon amitié »...

  • A la première plonge...
  • L'gabier n'a rien trouvé...

  • A la centième plonge...
  • Le pauvre s'est noyé...

  • Car jamais avantage...
  • Perdu n'est retrouvé...

Dans le vent de France   (Retour Menu)

  • Dans le vent de France, il fait bon marcher sous le soleil.
  • En suivant la route sous un ciel d’été,
  • Marche la vie t’appelle.

  • Lance ton chant de joie vers le ciel,
  • ta route sera belle.

  • Dans le vent de vent de France, il fait bon chanter sous le soleil.
  • Les oiseaux qui passent vont t’accompagner,
  • Chante la vie t’appelle.

  • Dans le vent de France, il fait bon s’aimer, sous le soleil.
  • Plus fort que la haine, l’amour a chanté,
  • Aime la vie t’appelle.

  • Dans le vent de France, quand tu tomberas sous le soleil.
  • Pars sans inquiétude, un autre viendra
  • Répondant à l’appel.

  • Un nouveau chant de joie montera
  • d’une route nouvelle.

Dans les prisons de Nantes   (Retour Menu)

  • Dans les prisons de Nantes
  • Lan di di di dou dan di di di lan di di di dou dan
  • Dans les prisons de Nantes
  • Y’avait un prisonnier. (bis)

  • Personne ne le vint l’voir
  • Lan di di di dou dan di di di lan di di di dou dan
  • Personne ne le vint l’voir
  • Que la fill’ du géôlier. (bis)

  • Elle lui apporte à boire…
  • A boire et à manger. (bis)

  • Et des chemises blanches…
  • Quand il veut en changer. (bis)

  • Un jour il lui demande…
  • Et que dit on de moué. (bis)

  • Le bruit court par la ville…
  • Que demain vous mourrez. (bis)

  • Las ! si demain je meure…
  • Déliez-moi les pieds. (bis)

  • Quand la nuit fut venue…
  • Les pieds lui a lachés. (bis)

Dans mon pays d'Espagne   (Retour Menu)

  • Dans mon pays d'Espagne, olé ! (bis)
  • 'Y a un soleil comme ça (bis)

  • Dans mon pays d'Espagne, olé (bis)
  • 'Y a des guitares comme ça (bis)
  • 'Y a un soleil comme ça (bis)

  • Dans mon pays d'Espagne, olé (bis)
  • 'Y a des danseuses comme ça (bis)
  • 'Y a des guitares comme ça (bis)
  • 'Y a un soleil comme ça (bis)

  • Dans mon pays d'Espagne, olé (bis)
  • 'Y a la mer comme çà...(bis)

  • Dans mon pays d'Espagne, olé (bis)
  • 'Y a des taureaux... (bis)

  • Dans mon pays d'Espagne, olé (bis)
  • 'Y a des torridos... (bis)

  • Dans mon pays d'Espagne, olé (bis)
  • 'Y a des corridas...(bis)

  • Dans mon pays d'Espagne, olé (bis)
  • 'Y a des flamencos...(bis)

Debout les gars réveillez vous   (Retour Menu)

  • Debout les gars réveillez-vous
  • Il va falloir en mettre un coup
  • Debout les gars, réveillez-vous
  • On va au bout du monde.

  • Cette montagne que tu vois
  • On en viendra à bout mon gars
  • Un bulldozer et deux cents bras
  • Et passera la route.

  • Il ne faut pas se dégonfler
  • Devant des tonnes de rochers
  • On va faire un quatorze juillet
  • A coups de dynamite.

  • Encore un mètre et deux et trois :
  • En mille neuf cent quatre vingt trois
  • Tes enfants seront fiers de toi
  • La route sera belle.

  • Les gens nous prenaient pour des fous
  • Mais nous on passera partout
  • Et nous serons au rendez-vous
  • De ceux qui nous attendent.

  • Et quand tout sera terminé
  • Il faudra bien se séparer
  • Mais on n'oubliera jamais, jamais
  • Ce qu'on a fait ensemble.

  • Il nous arrive parfois le soir
  • Comme un petit coup de cafard
  • Mais ce n'est qu'un peu de brouillard
  • Que le soleil déchire !

Déja mal mariée   (Retour Menu)

  • Mon père m'a mariée
  • À un tailleur de pierre.
  • Le lendemain d'mes noces
  • M'envoie t'à la carrière, la.

  • Mal mariée déjà, mal mariée gai !
  • Déjà mal mariée déjà
  • Déjà mal mariée gai !

  • Le lendemain d'mes noces,
  • M'envoie t'à la carrière,
  • Et j'ai trempé mon pain
  • Dans le jus de la pierre, la.

  • Et j'ai trempé mon pain
  • Dans le jus de la pierre,
  • Par là vint à passer
  • Le curé du village, la.

  • Par là vint à passer
  • Le curé du village,
  • Bonjour, Monsieur l'curé
  • J'ai trois mots à vous dire, la.

  • Bonjour, Monsieur l'curé
  • J'ai trois mots à vous dire,
  • Hier, vous m'avez fait femme
  • Aujourd'hui fait's-moi fille, la.

  • Hier, vous m'avez fait femme
  • Aujourd'hui fait's-moi fille !
  • De fille je peux faire femme
  • De femm' je n'fais point fille, la.

Dominique   (Retour Menu)

  • Dominique, nique, nique,
  • S'en allait tout simplement
  • Routier pauvre et chantant
  • En tous chemins, en tous lieux,
  • Il ne parle que du Bon Dieu. (bis)

  • A l'époque où Jean sans terre
  • D'Angleterre était le roi
  • Dominique, notre Père
  • Combattit les Albigeois.

  • Certain jour, un hérétique
  • Par les ronces le conduit.
  • Mais notre Père Dominique
  • Par sa joie le convertit.

  • Ni chameau, ni diligence
  • Il parcourt l'Europe à pied,
  • Scandinavie ou Provence
  • Dans la sainte pauvreté.

  • Enflamma de toute école
  • Filles et garçons pleins d'ardeur,
  • Et pour semer la Parole
  • Inventa les Frères Prêcheurs.

  • Dominique, mon bon Père
  • Garde-nous simple et gais
  • Pour annoncer à nos frères
  • La Vie et la Vérité.

Dragons de Noailles   (Retour Menu)

  • Ils ont décoré Paris
  • Les fiers dragons de Noailles
  • Avec les drapeaux ennemis
  • Ils ont décoré Paris.

  • Lon, lon la, laissez-les passer
  • Les Français reprennent la Lorraine.
  • Lon, lon la, laissez-les passer
  • Ils ont eu du mal assez.

  • Ils ont traversé le Rhin
  • Avec Monsieur de Turenne
  • Au son des fifres et tambourins
  • Ils ont traversé le Rhin.

  • Ils ont incendié Coblence,
  • Les fiers Dragon de Noailles,
  • Et pillé le Palatinat,
  • Ils ont incendié Coblence.

  • Ils ont protégé le Roi,
  • Il en sera fort aise,
  • Car ils sont ses meilleurs soldats,
  • Ils ont protégé le Roi.

Du fagot jaillit la_flamme   (Retour Menu)

  • Du fagot jaillit la flamme,
  • Chantons le feu.
  • Quel joli bouquet d’étoiles
  • Dans le ciel bleu.
  • Du fagot jaillit la flamme,
  • Chantons le feu.

Elève toi flamme légère   (Retour Menu)

  • Élève-toi, flamme légère,
  • Flamme d'amour, flamme de feu.
  • Élève-toi, flamme légère,
  • Flamme d'amour, flamme de feu.
  • Élève-toi, flamme légère,
  • Flamme d'amour, flamme de feu.
  • Ton envol est une prière,
  • Une prière qui monte à Dieu,
  • Flamme légère, qui monte aux cieux,
  • Monte vers Dieu.

  • Frère le feu rentre dans notre ronde,
  • Rends hommage à ton créateur :
  • Il t'a donné ta robe blonde,
  • Tes cheveux empourprés
  • Et ta rouge splendeur
  • Frère le feu, monte vers Dieu, frère le feu.

  • Frère le feu, monte vers Dieu,
  • Frère le feu, monte vers Dieu,
  • Frère le feu, monte vers Dieu,
  • Frère le feu, monte vers Dieu,
  • Frère le feu, monte vers Dieu,
  • Frère le feu, monte vers Dieu, frère le feu.

Elle descend de la montagne   (Retour Menu)

  • Elle descend de la montagne à cheval. Ohé !
  • Elle descend de la montagne à cheval. Ohé !
  • Elle descend de la montagne,
  • Elle descend de la montagne,
  • Elle descend de la montagne à cheval. Ohé !

  • Singing aye, aye, youpi youpi aye,
  • Singing aye, aye, youpi youpi aye,
  • Singing aye, aye, youpi,
  • Aye, aye, youpi,
  • Aye, aye, youpi youpi aye !

  • Elle a un pyjama d'soie quand elle descend. Ohé !…

  • Elle embrasse son grand père quand elle descend. Ohé !…

  • J'aimerais êtr' son grand-père quand elle descend. Ohé !...

  • Mais je préfère avoir vingt ans et toutes mes dents. Ohé !...

En avant, nous allons   (Retour Menu)

  • En avant, nous allons qu'il pleuve ou qu'il vente,
  • En riant nous marchons le long du chemin.

  • Et le soir quand la nuit tombe,
  • Dans le camp, le feu rougeoie.

  • Réchauffant nos coeurs, scouts d'Europe,
  • Et lançant au ciel notre joie.

En avant parcourant le monde   (Retour Menu)

  • En avant parcourant le monde
  • Adieu, adieu, adieu
  • Le ciel est bleu, le soleil brille
  • Adieu, adieu, adieu
  • Mon cœur est las, mon cœur est las
  • De tant souffrir, de tant souffrir
  • Pour oublier qu’il faut partir.

  • O belle ville, ô toi que j’aime
  • Adieu, adieu, adieu
  • O vieux beffroi, clocher qui tinte
  • Adieu, adieu, adieu
  • Adieu maison, adieu maison
  • Chère à mon cœur, chère à mon cœur
  • Où j’ai connu le vrai bonheur.

  • O toi qui fus toute ma vie
  • Adieu, adieu, adieu
  • Faut-il te quitter ma mie
  • Adieu, adieu, adieu
  • Sans un adieu, sans un adieu
  • Ah ! tu regretteras un jour
  • D’avoir dédaigné mon amour.

Enfant de la montagne   (Retour Menu)

  • Enfant de la montagne j'y retourne, j'y retourne.
  • Enfant de la montagne j'y retourne en chantant.

  • La fatigue me gagne mais mon coeur
  • est content. (bis)

Enfant au coeur d'or   (Retour Menu)

  • C'est la légende de l'enfant,
  • De l'enfant du pays d'Armor
  • Qui naquit un jour de grand vent
  • Avec un coeur tout rempli d'or.
  • Plus il allait en grandissant
  • Et plus son coeur devenait grand,
  • Plus son trésor devenait lourd,
  • Plus il avait le mal d'amour.

  • Mon ange blond, connais-tu cette chanson
  • Du joli temps passé
  • Que les mamans chantaient aux petits enfants
  • Le soir pour les bercer ?

  • Les parents dont il était né
  • Étaient de pauvres miséreux :
  • Il résolut de leur donner
  • Tout l'or de son coeur généreux.
  • Avec un grand couteau pointu
  • Ouvrit son coeur tout scintillant
  • Et chaque jour mit un écu
  • Dans les sabots de ses parents.

  • Mais il donna et tant et tant
  • Qu'un soir la mort ferma ses yeux,
  • Un ange alors au même instant
  • Emporta son coeur vers les cieux.
  • Et depuis lors la nuit venue
  • On peut voir, au pays d'Armor,
  • Briller tout en haut de la nue
  • Une nouvelle étoile d'or.

  • Quelle était belle et naïve la chanson
  • Du joli temps passé
  • Que les mamans chantaient à leur ange blond
  • Le soir pour les bercer !

En passant par la portière   (Retour Menu)

  • Il est là-bas en Algérie,
  • Un régiment dont les soldats, (bis)
  • A chaque instant risquent leur vie.
  • Parachutiste souviens-toi, oui souviens-toi :
  • Pour faire partie de cette élite,
  • Il faut bien être un peu cinglé ; (bis)
  • Il faut surtout pas s’fair’de bile,
  • Savoir bien boire et bien sauter. (bis)

  • Et après tout qu’est-ce que ça fout
  • Et on s’en fout, la, la, la...
  • En passant par la portière,
  • Parachutiste souviens-toi, oui souviens-toi.
  • Qu’un jour il pourrait se faire
  • Malgré toi, oui, malgré toi, la, la, la...
  • Qu’après une chute libre
  • Tu auras cessé de vivre, la, la, la...
  • Entorché dans l’atmosphère
  • Tu tomberas comme une pierre.

  • J’ai vu mourir un pauvre gosse,
  • À peine âgé de dix-huit ans, (bis)
  • Son pépin s’était mis en torche.
  • Il est mort en criant Maman, (bis)
  • Je lui ai fermé les paupières,
  • Recueilli son dernier soupir, (bis)
  • Et j’ai écrit à sa pauv’mère,
  • Comme un para savait mourir. (bis)

  • Et comme on n’a jamais eu d’veine,
  • Un jour l’pépin n’s’ouvrira pas, (bis)
  • Sur cette putain d’terre africaine,
  • À cent à l’heure tu t’écraseras. (bis)
  • On ramassera tes côtelettes,
  • Dans un grand sac à effets chauds. (bis)
  • On dira saperlipopette,
  • Ce gazier-là n’a pas eu d’pot. (bis)

  • On te mettra en quatr’planches,
  • Entortillé dans ton pépin, (bis)
  • Au cimetière de Maison Blanche
  • T’auras la gueule de tes copains, (bis)
  • T’auras les honneurs militaires
  • Et l’on mettra sur ton tombeau, (bis)
  • La croix de guerre réglementaire.
  • Et ce jour sera le plus beau, oui le plus beau.

En traineau   (Retour Menu)

  • Quand la neige a recouvert la plaine
  • Je prends mon cheval et mon traîneau
  • Et mon chant s'élève à perdre haleine
  • Non, jamais le monde fut si beau. (bis)

  • Au matin dans la brise glaciale
  • Je m'en vais au gré de mon traîneau
  • Mais le ciel peu à peu se dévoile,
  • Non, jamais le monde fut si beau. (bis)

  • Dès le soir quand la nuit est rebelle
  • Mon cheval s'empresse au grand galop :
  • Mais mon coeur, lui, reste aussi fidèle,
  • Non, jamais le monde fut si beau. (bis)

  • Vole au ciel, vole chanson légère
  • Le soleil vers lui t'emportera ;
  • Vers celui qui donne la lumière
  • Et réchauffe le coeur de nos gars. (bis)

Ensemble   (Retour Menu)

  • Ensemble nous avons marché
  • Marché le long des sentes
  • Ensemble nous avons glané
  • Des fleurs au creux des pentes

  • Ensemble, ensemble,
  • Notre devise est dans ce mot
  • Ensemble, tout semble plus beau.

  • Ensemble, nous avons gémi
  • Sous le lourd sac qui brise
  • Ensemble nous avons frémi
  • Au baiser de la brise.

  • Ensemble nous avons chanté
  • Tous d’une même haleine
  • Ensemble nous avons jeté
  • Nos chants au vent des plaines.

  • Ensemble nous avons cherché
  • Les bois et les bruyères
  • Nos fronts se sont illuminés
  • D’une même lumière.

Entendez vous dans le feu   (Retour Menu)

  • Entendez-vous dans le feu
  • Tous ces bruits mystérieux ?

  • Ce sont les tisons qui chantent
  • Scout d'Europe, sois joyeux !

Epopée de Jehanne   (Retour Menu)

  • Y’avait alors en royaume de France
  • Si grand’ pitié et si grande souffrance
  • Que Dieu du haut de sa magnificence
  • Eût pour la France très grande souvenance.

  • Il envoya Michel, le prince des Archanges,
  • Catherine et Marguerite, deux âmes des plus blanches,
  • Vers une jeune fille, des marches de Lorraine,
  • Choisie pour accomplir les divines promesses.
  • Laissant là son troupeau paître dans la prairie,
  • Elle quitta son hameau, se parents, ses amis,
  • Pour bouter les Anglais en dehors du royaume,
  • Et rendre à son Dauphin légitime couronne.

  • Jehanne ! Jehanne ! Pucelle d’Orléans,
  • Jehanne ! Jehanne ! Sur ton beau cheval blanc,
  • Jehanne ! Jehanne ! Aux frontières du temps,
  • Jehanne ! Jehanne ! Conduis-nous au firmament
  • En avant ! En avant ! En avant !

  • Malgré le traquenard des seigneurs de la cour,
  • Elle reconnut le roi, lui offrit sa bravoure :
  • Sire confiez-moi vos soldats, votre armée.
  • En peu de temps, la France sera libérée.
  • En ville d’Orléans, elle livra bataille
  • Et l’ennemi vaincu s’enfuit en grand’ pagaille
  • Puis ce fut Beaugency, Patay, Jargeau et Loches
  • Et Troyes sans coup férir lui ouvrit grand les portes.

  • Partout, carillonnez, cloches des cathédrales !
  • Charles VII est à Reims, aujourd’hui on le sacre.
  • Et toi mon peuple, exulte en cette humble bergère
  • Qui t’a rendu ton roi, de par Dieu, notre Père.
  • Mais, hélas ! Le malin s’est glissé dans les rangs,
  • Des conseillers du roi et de ses courtisans.
  • Exclue, la pauvre Jehanne, en forêt de Compiègne,
  • Avec quelques fidèles, fut faite prisonnière.

  • Au fond de son cachot, vivant dans la prière
  • Elle souffrit sa passion en son âme et sa chair.
  • Puis l’évêque Cauchon prononça la sentence.
  • Condamnée au bûcher jusqu’à devenir cendre !
  • Au marché de Rouen la mena le chariot
  • Sous les huées de la foule, gravit son échafaud
  • Et quand l’Anglais eut mis le feu au tas de branches
  • De la fumée sortit... une colombe blanche.

  • Jehanne ! Jehanne ! Pucelle d’Orléans,
  • Jehanne ! Jehanne ! Comme un bel oiseau blanc
  • Jehanne ! Jehanne ! De l’au-delà du temps,
  • Jehanne ! Jehanne ! Conduis-nous au firmament
  • En avant ! En avant ! En avant !

Espérance   (Retour Menu)

  • Le front penché sur la terre
  • J’allais seul et soucieux,
  • Quand résonna la voix claire
  • D’un petit oiseau joyeux.
  • Il disait : « Reprends courage,
  • L’espérance est un trésor
  • Même le plus noir nuage
  • A toujours sa frange d’or. » (bis)

  • Lorsque le soir se fait sombre
  • J’entends le petit oiseau
  • Gazouiller là-haut, dans l’ombre,
  • Sur la branche au bord de l’eau.
  • Il me dit : « Reprends courage,
  • L’espérance est un trésor,
  • Même le plus noir nuage
  • A toujours sa frange d’or. » (bis)

  • Mais il partit vers le Père
  • Et jamais ne le revis.
  • Je me penchai sur la terre
  • Et la contemplai, ravi.
  • Car il n’est que l’espérance
  • Pour animer notre cœur
  • Qui de nos plus noires souffrances
  • Sait toujours être vainqueur. (bis)

Etoile au grand large   (Retour Menu)

  • Que le soleil nous accompagne
  • Ou que l'orage vienne à gronder,
  • C'est en marchant dans les campagnes
  • Que nous vivons notre amitié.
  • Nous savons toutes que notre loi
  • Est une loi de liberté
  • Et c'est en chantant notre foi
  • Que nous cherchons :

  • L'étoile au grand large
  • Qui brille sur notre vie,
  • L'étoile des mages
  • Qui nous guide dans la nuit ;
  • Puisque sur notre route
  • Une étoile a resplendi,
  • Restons à l'écoute
  • De celui qui nous unit.

  • Souvent, affirmer notre foi
  • C'est ramer à contre-courant.
  • Mais le Feu brille d'un tel éclat
  • Qu'il nous garde de tout tourment.
  • Sa force est là qui nous rassemble
  • Pour tenir tête à tous les vents.
  • Dans les tempêtes toutes ensemble
  • Nous suivons :

  • « L'union fait la force », dit-on.
  • Rien ne pourra donc résister
  • À nos joies et à nos chansons
  • Car elles riment avec « unité ».
  • Un mot qui pour nous doit se vivre
  • Avant même de se chanter
  • Car c'est ailleurs que dans les livres
  • Que nous trouvons :

Excuses de l'Aspirant   (Retour Menu)

  • Mon cher scout mestre, excusez-moi :
  • Je n'irais pas au camp. Pourquoi ?
  • Il faut bien que je vous l'écrive :
  • Je suis couché, tout simplement.
  • Je vais vous raconter comment
  • Cela m'arrive.

  • J'étais dans la rue : une auto
  • Filait en plein sur un marmot,
  • L'accident allait être atroce,
  • Alors mon sang n'a fait qu'un tour,
  • Et je me suis élancé pour
  • Sauver ce gosse.

  • Il était temps ! Mais, après ça,
  • Je ne sais ce qui se passa,
  • Car l'auto m'a jeté par terre,
  • Et, du trottoir de gens rempli,
  • Je me suis trouvé dans mon lit,
  • Près de ma mère.

  • J'ai beaucoup de mal au côté...
  • Le docteur qui m'a visité
  • Dit qu'il se peut bien que j'en meure ;
  • Pour être prêt à tout moment,
  • J'ai reçu tous mes sacrements,
  • Et maman pleure...

  • Faut pas me traiter de martyr !
  • L'auto n'a pas pu ralentir.
  • Le chauffeur a perdu la tête !
  • Moi, je cherchais l'occasion
  • De faire une Bonne Action,
  • Et je l'ai faite.

  • Notre Seigneur un jour a dit
  • Que lorsqu'on mourait pour autrui,
  • Ça prouvait un amour énorme...
  • Eh bien ! J'aurai ce grand bonheur,
  • Et j'en suis content pour l'honneur
  • De l'uniforme.

  • Je sais que vous prendrez le deuil :
  • Surtout mettez sur le cercueil
  • Qui renfermera ma dépouille
  • Mon chapeau scout et mon bâton,
  • Et puis, s'il vous plaît, le fanion
  • De ma patrouille.

  • A Dieu, je meurs, et je vous dis :
  • Rassemblement au Paradis !
  • Pleurez pas, faut pas vous en faire !
  • Et je vous fais en expirant
  • Le grand salut de l'Aspirant
  • Mort pour ses frères...

  • Dans le soleil levant,
  • En avant, en avant,
  • Et par les bois et les coteaux,
  • La route nous attend.

Explo   (Retour Menu)

  • Dans le soleil levant,
  • En avant, en avant,
  • Et par les bois et les coteaux,
  • La route nous attend.

  • Explo, explo,
  • Ah ! qu'il sent bon le vent
  • Qui nous invite en sifflotant
  • À prendre la clé des champs !
  • Explo, explo,
  • Ah ! qu'il sent bon le vent,
  • Le vent, la clé des champs !

  • Tout en haut d'un bouleau,
  • J'ai vu un écureuil
  • Qui bondissait, bon pied, bon oeil,
  • Je l'ai pris en photo.

  • Dans un beau champ de blé,
  • J'ai cueilli par brassées
  • Des coquelicots et des bleuets
  • Pour en faire un bouquet.

Fanchon   (Retour Menu)

  • Amis, il faut faire une pause,
  • J'aperçois l'ombre d'un bouchon
  • Buvons à l'aimable Fanchon,
  • Chantons pour elle quelque chose.

  • Ah ! Que son entretien est doux
  • Qu'il a de mérite et de gloire
  • Elle aime à rire, elle aime à boire (ter)
  • Elle aime à chanter comme nous
  • Oui comme nous ! (ter)

  • Fanchon quoique bonne chrétienne
  • Fut baptisée avec du vin ;
  • Un Bourguignon fut son parrain,
  • Une Bretonne sa marraine.

  • Fanchon préfère la grillade
  • A d'autres mets plus délicats.
  • Son teint prend un nouvel éclat
  • Quand on lui sert une rasade.

  • Fanchon ne se montre cruelle
  • Que quand on lui parle d'amour,
  • Mais moi, je ne lui fais la cour
  • Que pour m'enivrer avec elle.

  • Un jour, le voisin La Grenade
  • Lui mit la main dans le corset ;
  • Elle répondit par un soufflet
  • Sur le museau du camarade.

Feu brille I   (Retour Menu)

  • Le feu brille et la forêt palpite
  • Le Seigneur est parmi nous (la la la)
  • Chacun rêve à l'époque héroïque
  • Où les preux luttaient pour nous (la la)
  • Sur nos têtes, le vent siffle et passe
  • À ce souffle, les chênes frémissent.
  • Le feu brille et la forêt palpite
  • Notre chef est parmi nous. (la la)

  • Devant la flamme jaune et vermeille
  • Jaillissant claire du feu (la la la)
  • Notre ardeur endormie se réveille
  • Et fait scintiller les yeux.
  • Nous savons que le Christ nous appelle :
  • Soyons prêts au combat pour qu'il règne.
  • Car de l'ombre et du feu qui s'affrontent,
  • Le Baussant vient de surgir.

Feu brille II   (Retour Menu)

  • Le feu brille et la forêt palpite
  • Notre chef est parmi nous (la la la)
  • Il nous parle des temps héroïques
  • Où les preux luttaient pour nous (la la)
  • Sur nos têtes le vent crie et passe
  • Par ce souffle les chênes frémissent
  • Le feu brille et la forêt palpite
  • Notre chef est parmi nous. (la la)

  • Devant la flamme bleue qui s'éveille
  • Jaillissant claire du feu (la la la)
  • Notre ardeur endormie se réveille
  • Et fait scintiller les yeux.
  • Allons, garçons que le chef appelle
  • Que vos mains s'étreignent énergiques
  • Car le feu qui appelle et commande
  • A surgit jeune et joyeux !

File la laine   (Retour Menu)

  • Dans la chanson de nos pères
  • Monsieur de Malbrough est mort
  • Si c’était un pauvre hère
  • On n’en dirait rien encore
  • Mais la dame à sa fenêtre
  • Pleurant sur son triste sort
  • Dans mille ans, deux mille peut-être
  • Se désolera encore.

  • File la laine, filent les jours
  • Garde ma peine et mon amour
  • Livre d’images des rêves lourds
  • Ouvre la page à l’éternel retour.

  • Hennins aux rubans de soie
  • Chansons bleues des troubadours
  • Regrets des festins de joie
  • Ou fleurs du jolie tambour
  • Dans la grande cheminée
  • S’éteint le feu du bonheur
  • Car la dame abandonnée
  • Ne retrouvera son cœur.

  • Croisés des grandes batailles
  • Sachez vos lances manier
  • Ajustez cottes de mailles
  • Armures et boucliers
  • Si l’ennemi vous assaille
  • Gardez-vous de trépasser
  • Car derrière vos murailles
  • On attend sans se lasser.

Filles de la Rochelle   (Retour Menu)

  • Ah ! la feuille s'envole, s'envole
  • Ah ! la feuille s'envole au vent !

  • Sont les filles de la Rochelle
  • Ont armé un bâtiment (bis)
  • Pour aller faire la course
  • Dedans les îles du Levant.

  • La grande vergue est en ivoire
  • Les poulies en diamant (bis)
  • La grande voile est en dentelle
  • La misaine en satin blanc.

  • Les cordages du navire
  • Sont des fils d'or et d'argent (bis)
  • Et la coque est en bois rouge
  • Travaillé fort proprement.

  • L'équipage du navire
  • C'est toutes des filles de quinze ans (bis)
  • Le capitaine qui les commande
  • Est le Roy des bons enfants.

  • Hier faisant sa promenade
  • Dessus le gaillard d'avant (bis)
  • Aperçut une brunette
  • Qui pleurait dans les haubans.

  • Qu'avez-vous, jeune brunette
  • Qu'avez-vous à pleurer tant ? (bis)
  • Avez-vous perdu père et mère
  • Ou quelqu'un de vos parents.

  • J'ai perdu la rose blanche
  • Qui s'en fut la voile au vent (bis)
  • Elle est partie vent arrière
  • Reviendra-z-en louvoyant.

Filles des forges   (Retour Menu)

  • Digue ding dong dong
  • Ce sont les filles des forges
  • Des forges de Paimpont dig ding dondaine
  • Des forges de Paimpont dig ding dong dong

  • Digue ding dong dong
  • Elles s’en vont à confesse
  • Au curé du canton dig ding dondaine
  • Au curé du canton dig ding dong dong

  • Digue ding dong dong
  • Qu’avez-vous fait les filles
  • Pour demander pardon dig ding dondaine
  • Pour demander pardon dig ding dong dong

  • Digue ding dong dong
  • Z’avions couru les bals
  • Et les jolis garçons dig ding dondaine
  • Et les jolis garçons dig ding dong dong

  • Digue ding dong dong
  • Ma fille pour pénitence
  • Nous nous embrasserons dig ding dondaine
  • Nous nous embrasserons dig ding dong dong

  • Digue ding dong dong
  • Je n’embrasse point les prêtres
  • Mais les jolis garçons dig ding dondaine
  • Qu’ont du poil au menton dig ding dong dong

  • Digue ding dong dong
  • Ce sont les filles des forges
  • Des forges de Paimpont dig ding dondaine
  • Des forges de Paimpont dig ding dong dong

Fleur d'épine   (Retour Menu)

  • Ma mère qui m'a nourrie
  • N'a jamais connu mon nom. Ohé ! (bis)
  • On m'appelle, on m'appelle
  • On m'appelle Fleur d'Épine,
  • Fleur de Rose c'est mon nom.

  • Tralalala lalalala, Tralalala lalalala,
  • Tralalala la la lalalala. Ohé !

  • Fleur d'Épine, Fleur de Rose
  • C'est un nom qui coûte cher. Ohé ! (bis)
  • Car il coûte, car il coûte,
  • Car il coûte la moitié
  • De la valeur de cent écus.

  • Qu'est-ce que cent écus
  • Quand on a l'honneur perdu ? Ohé ! (bis)
  • Car l'honneur, car l'honneur
  • Car l'honneur est privilège
  • Des fillettes de quinze ans !

  • Ne fais donc pas tant la fière :
  • On t'a vue hier au soir. Ohé ! (bis)
  • On t'a vue, on t'a vue
  • On t'a vue hier au soir
  • Un gros bourgeois auprès de toi !

  • Ce n'était pas un bourgeois
  • Qui était auprès de moi. Ohé ! (bis)
  • C'était l'omb', c'était l'omb',
  • C'était l'ombre de la lune
  • Qui rôdait autour de moi !

Forban   (Retour Menu)

  • A moi forban que m’importe la gloire
  • Les lois du monde et qu’importe la mort ?
  • Sur l’océan j’ai planté ma victoire
  • Et bois mon vin dans une coupe d’or.
  • Vivre d’orgies est ma seule espérance
  • Le seul bonheur que j’aie pu conquérir
  • Si sur les flots j’ai passé mon enfance
  • C’est sur les flots qu’un forban doit mourir.

  • Vins qui pétillent
  • Femmes gentilles
  • Sous des baisers brûlants d’amour
  • Plaisirs, batailles
  • Viv’ la canaille
  • Je bois, je chante
  • Et je tue tour à tour.

  • Peut-être au mât d’une barque étrangère
  • Mon corps un jour servira d’étendard
  • Et tout mon sang rougira la galère
  • Aujourd’hui fête et demain le bazar.
  • Allons, esclave, allons, debout mon brave
  • Buvons le vin et la vie à grand pot
  • Aujourd’hui fête et puis demain peut-être
  • Ma tête ira s’engloutir dans les flots.

  • Peut-être un jour par un coup de fortune
  • Je saisirai l’or d’un beau galion
  • Riche à pouvoir vous acheter la lune
  • Je m’en irai vers d’autres horizons.
  • Là respecté tout comme un gentil’homme
  • Moi qui ne suis qu’un forban, qu’un bandit
  • Je pourrai comm’ le fils d’un roi, tout comme,
  • Mourir peut-être dedans un bon lit.

Frères du port   (Retour Menu)

  • Adieu camarades que la « sournoise » demande
  • Aux brisants comme aux déferlantes
  • Du sel de nos larmes jusqu’au noir de l’absence
  • Mat’lot que la peine est immense.

  • Oh frères du port
  • Nos yeux toujours chercheront
  • Les fleurs lancées par d’sus bord
  • Recouvrant l’écume d’ajoncs.

  • Adieu camarades volés par l’océan
  • Quand vos plaintes se mêlent au vent
  • Il pleut sur la rade sur nos cœur et pourtant
  • D’autres vous rejoindront sûr’ment.

  • Adieu camarades perdus dans la tourmente
  • Maudissez la vague insolente
  • A jamais vos noms en nos âmes dolentes
  • Elles écoutent la mer qui chante.

  • Adieu camarade du pays des légendes
  • Faites que l’saint patron vous entende
  • D’mandez lui d’veiller sur ceux qui vous attendent
  • Sur un bout d’granit et de lande.

Gai luron des Flandres    (Retour Menu)

  • Un gai luron des Flandres
  • S’en vint en Wallonie,
  • S’en vint, s’en vint en Wallonie.

  • Pour y conter des fables,
  • Des fables de son pays.
  • Tiralala, Tiralala,
  • Des fables de son pays.

  • Heureux qui peut entendre,
  • Entendre ses chansons
  • Tiralala, Tiralala,
  • Entendre ses chansons.

Galérien   (Retour Menu)

  • Je m'souviens, ma mèr' m'aimait
  • Et je suis aux galères,
  • Je m'souviens ma mèr' disait
  • Mais je n'ai pas cru ma mère
  • Ne traîn' pas dans les ruisseaux
  • T'bats pas comme un sauvage
  • T'amuses pas comm' les oiseaux
  • Ell' me disait d'être sage

  • J'ai pas tué, j'ai pas volé
  • J'voulais courir la chance
  • J'ai pas tué, j'ai pas volé
  • J'voulais qu'chaqu' jour soit dimanche
  • Je m'souviens ma mèr' pleurait
  • Dès qu'je passais la porte
  • Je m'souviens comme ell'pleurait
  • Ell' voulait pas que je sorte

  • Toujours, toujours ell' disait
  • T'en vas pas chez les filles
  • Fais donc pas toujours c'qui t'plait
  • Dans les prisons y a des grilles
  • J'ai pas tué, j'ai pas volé
  • Mais j'ai cru Madeleine
  • J'ai pas tué, j'ai pas volé
  • J'voulais pas lui fair'de peine

  • Je m'souviens ma mèr' disait
  • Suis pas les bohémiennes
  • Je m'souviens comme ell' disait
  • On ramass' les gens qui traînent
  • Un jour les soldats du Roy
  • T'emmen'ront aux galères
  • Tu t'en iras trois par trois
  • Comme ils ont emmn'nés ton père

  • Tu auras la têt' rasée
  • On te mettra des chaînes
  • T'en auras les reins brisés
  • Et moi j'en mourrai de peine
  • Toujours, toujours tu ram'ras
  • Quand tu s'ras aux galères
  • Toujours toujours tu ram'ras
  • Tu pens'ras p't'être à ta mère

  • J'ai pas tué, j'ai pas volé
  • Mais j'ai pas cru ma mère
  • Et je m'souviens qu'ell' m'aimait
  • Pendant qu'je rame aux galères.

Garçon lève toi   (Retour Menu)

  • Dans le clair du matin, (bis)
  • S'élève une chanson
  • Jaillie de l'horizon.
  • Dans le clair du matin, (bis)
  • S'élève à l'horizon
  • Un clair refrain.

  • Garçon lève-toi ! Garçon lève-toi !
  • Le soleil t'attend dans l'herbe
  • Où la rosée fait des perles.
  • Garçon, lève toi ! Garçon lève-toi !
  • Viens chanter avec les merles ta joie !

  • À l'appel du matin (bis)
  • Le camp s'est réveillé
  • Le camp s'est « dérouillé »
  • A l'appel du matin (bis)
  • Le camp s'est « dérouillé »
  • Avec entrain.

  • Garçon lève-toi ! Garçon lève-toi !
  • Viens courir à la lumière
  • Et plonger dans la rivière.
  • Garçon, lève toi ! Garçon lève-toi !
  • Fais monter par la prière ta joie !

  • À l'appel du printemps, (bis)
  • Les scouts sont accourus,
  • Les scouts ont répondu.
  • A l'appel du printemps (bis)
  • Les scouts ont répondu :
  • Toujours présents !

  • Garçon lève-toi ! Garçon lève-toi !
  • Voici la saison nouvelle,
  • Qui fait trouver la vie belle.
  • Garçon, lève toi ! Garçon lève-toi !
  • Crie à la vie qui t'appelle ta joie !

Garçons de la montagne   (Retour Menu)

  • Que venez-vous chercher,
  • Garçons de la montagne ?
  • Que venez-vous chercher,
  • Si vous ne dansez pas ?
  • Si vous ne dansez pas,
  • Garçons de la montagne,
  • Si vous ne dansez pas
  • Revenez donc là-bas !

  • En dansant avec nous,
  • Garçons de la montagne,
  • En dansant avec nous,
  • Vous ferez des jaloux.
  • Vous ferez des jaloux,
  • Garçons de la montagne,
  • Vous ferez des jaloux,
  • En dansant avec nous !

  • Si vous savez danser,
  • Garçons de la montagne,
  • Si vous savez danser ,
  • Serez peut-être aimés.
  • Serez peut-être aimés,
  • Garçons de la montagne,
  • Serez peut-être aimés.
  • Si vous savez danser !

Gars de Locmine   (Retour Menu)

  • Mon père et ma mère, d’Locminé ils sont (bis)
  • Ils m’ont fait promesse qu’ils me marieront (bis)

  • Sont, sont, sont, les gars de Locminé
  • Qui ont de la maillette sens dessus dessous,
  • Sont, sont, sont, les gars de Locminé,
  • Qui ont de la maillette dessous leurs souliers !

  • Ils m’ont fait promesse qu’ils me marieront (bis)
  • S’ils ne me marient, s’en repentiront : (bis)

  • S’ils ne me marient, s’en repentiront : (bis)
  • Je vendrai mes terres, sillon par sillon ! (bis)

  • Je vendrai mes terres, sillon par sillon ! (bis)
  • Mais s’ils me marient, nous le fêterons (bis)

  • Mais s’ils me marient, nous le fêterons (bis)
  • Nous ferons des crêpes, nous en mangerons (bis)

  • Nous ferons des crêpes, nous en mangerons (bis)
  • Et si le Roy passe, lui en offrirons ! (bis)

Gars de Senneville   (Retour Menu)

  • Ce sont les gars de Senneville,
  • Ah! Ce sont de bons enfants
  • Ils ont fait faire un navire
  • J'aime la belle endormie
  • Pour aller sur le grand banc
  • J'aime la belle en dormant

  • La mâture était d'ivoire
  • Et la coque était d'argent
  • Il y avait sur ce navire
  • J'aime la belle Pamyre
  • Une jeune fille qui pleurait tant
  • J'aime la belle en dormant

  • Le capitaine du navire
  • Mit la main sur ses bas blancs
  • Tout doux tout doux capitaine
  • J'aime la belle Marjolaine
  • Vous n'irez pas plus avant
  • J'aime la belle en dormant

  • Vous avez eu mon coeur en cage
  • Mais je n'ai pas eu votre argent
  • Galant fouille dans sa boursette
  • J'aime la belle Mariette
  • Lui donne dix écus comptant
  • J'aime la belle en dormant

  • Tenez, tenez ma mignonnette
  • Tenez pour la mère et l'enfant
  • Pour l'envoyer aux écoles
  • J'aime la belle Nicole
  • Aux écoles de Rouen
  • J'aime la belle en dormant

  • Ce sera pour apprendre à lire
  • Et à compter exactement
  • Pour en faire un capitaine
  • J'aime la belle Marjolaine
  • Un Capitaine de Fécamp
  • J'aime la belle en dormant

Glory, glory alleluia   (Retour Menu)

  • Nous sommes partis de bon matin avant le jour, (ter)
  • La nuit était comme un four.

  • Glory, glory alléluia (ter)
  • Bon voyage pour tous les gars !

  • Longue est la route qui serpente devant nous, (ter)
  • Mais nous irons jusqu'au bout.

  • Oui nous irons nous faire casser la gueule en choeur, (ter)
  • Pour défendre notre honneur.

  • Oui nous avons les traits tirés, les pieds poudreux, (ter)
  • Mais nous revenons heureux.

Guerre, guerre, vente, vent   (Retour Menu)

  • Après sept années de guerre
  • Sept années de bâtiment. (bis)
  • Je reviens de Grande Terre
  • Je reviens à Lorient.
  • Je reviens de Grande Terre
  • Guerre, guerre, vente, vent.

  • J’ai passé des nuits entières
  • Debout au gaillard d’avant. (bis)
  • Sous bon vent sous vent contraire
  • Sous la brise et les brisants.
  • Sous bon vent souvent contraire
  • Guerre, guerre, vente, vent.

  • Voyez mon sac de misère
  • Lourd de poux, vide d’argent. (bis)
  • Allez dire au capitaine
  • J’ai obéi trop souvent.
  • Allez dire au capitaine
  • Guerre, guerre, vente, vent.

  • Bonjour ma mie qui m’est chère
  • Revoilà ton cher aimant. (bis)
  • Je suis las de trop de guerre
  • Sans voir grandir mes enfants.
  • Je suis las de trop de guerre
  • Guerre, guerre, vente, vent.

  • J’ai reçu tes mille lettres
  • Par le rossignol chantant. (bis)
  • Je t’écrivais moins peut-être
  • Je t’envoyais des rubans.
  • Je t’écrivais moins peut-être
  • Guerre, guerre, vente, vent.

  • Mes amis, plus que naguère
  • Vous me verrez bien souvent. (bis)
  • Après tant d’années de guerre
  • J’aurai tant et tant de temps.
  • Après tant d’années de guerre
  • Guerre, guerre, vente, vent.

  • De Lorient à Grande Terre
  • Vent arrière, vent avant. (bis)
  • Les fleurs d’hiver étaient belles
  • Elles annonçaient le printemps.
  • Les fleurs d’hiver étaient belles
  • Guerre, guerre, vente, vent.

Hardi les gars   (Retour Menu)

  • Hardi les gars, vire au guindeau,
  • Good bye farewell ! (bis)
  • Hardi les gars, adieu Bordeaux
  • Hourra pour Mexico oh ! oh ! oh !
  • Au cap Horn, il ne fera pas chaud
  • Haul away, hé ! Oula tchalez !
  • A faire la pêche au cachalot,
  • Hâl’matelot, hé ho hisse hé ho !

  • Plus d’un y laissera sa peau, Good…
  • Adieu misère, adieu bateau, Hourra…
  • Et nous irons à Valparaiso, Haul…
  • Où d’autres laisseront leurs os, Hâl…

  • Ceux qui r’viendront pavillon haut, Good…
  • C’est le premier brin de matelot, Hourra…
  • Pour la bordée, ils seront à flot, Haul…
  • Bon pour le rack, la fille, le couteau, Hâl…

He garçon prends la barre   (Retour Menu)

  • Hé garçon prends la barre
  • Vire au vent et largue les ris
  • Le vent te raconte l’histoire
  • Des marins couverts de gloire
  • Il t’appelle et tu le suis. (bis)

  • Vers les rives lointaines
  • Que tu rêves tant d’explorer
  • Et qui sont déjà ton domaine
  • Va tout droit sans fuir la peine
  • Et sois fier de naviguer. (bis)

  • Sur la mer et sur terre
  • Au pays comme à l’étranger
  • Marin sois fidèle à tes frères
  • Car tu as promis naguère
  • De servir et de protéger. (bis)

Hisse eho matelot   (Retour Menu)

  • Sur la mer, matelot, il fait froid, tu t’en fiches :
  • Quand tu reviendras au port, tu s’ras riche
  • Si le vent du nord n’est pas trop méchant.

  • Hisse ého ! Matelot !
  • Quand la vague vient coucher ton navire,
  • Quand la voile sous le vent se déchire
  • Hisse ého ! Matelot !
  • Hisse ého ! Matelot !

  • Mais soudain tout est noir, tu ne vois plus le phare.
  • Il faut t’accrocher bien dur à la barre,
  • Autrement tu ne verras plus le port.

  • Tu n’as plus qu’un espoir pour sortir de l’orage
  • Et pour revenir au port sans dommage :
  • C’est que la Madone exauce ton vœu.

Homme de CroMagnon   (Retour Menu)

  • C’était au temps d’la préhistoire
  • Voici deux ou trois cent mille ans,
  • Vint au monde un être bizarre
  • Proche parent d’l’orang-outang.
  • Debout sur ses patt’s de derrière,
  • Vêtu d’un slip en peau d’bison,
  • Il allait conquérir la terre,
  • C’était l’homme de Cro-Magnon.

  • L’homme de cro, l’homme de ma
  • L’homme de gnon.
  • L’homme de Cro-Magnon, pom pom*
  • L’homme de Cro de Magnon, (bis*)
  • Ce n’est pas du bidon,*
  • L’homme de Cro-Magnon,
  • Pom pom pom, pom pom pom.

  • Armé de sa hache de pierre,
  • De son couteau de pierre itou,
  • Il chassait l’ours et la panthère
  • En serrant les fesses malgré tout.
  • Devant l’diplodocus en rage
  • Il était tout d’même un peu p’tit,
  • Il se disait dans son langage :
  • Viv’ment qu’on invent’le fusil !

  • Il était poète à ses heures
  • Disant à sa femme en émoi :
  • Tu es bell’comme un dinosaure,
  • Tu ressembles à Garbo Greta,
  • Si tu veux voir des cart’s postales
  • Viens dans ma cavern’tout là-haut,
  • J’te f’rai voir des peintur’s murales,
  • On dirait du vrai Picasso.

  • Trois cent mille ans après, sur terre,
  • Comm’nos ancêtr’s nous admirons
  • Les monts, les bois et les rivières,
  • Mais s’ils rev’naient quell’déception !
  • Nous voyant suer six jours sur sept
  • Ils diraient sans fair’de détail :
  • Vraiment, qu’nos descendants sont bêtes
  • D’avoir inventé le travail.

Hymne à la joie   (Retour Menu)

  • Joie discrète, humble, fidèle,
  • Qui murmure dans les eaux,
  • Dans le froissement des ailes
  • Et les hymnes des oiseaux,
  • Joie qui vibre dans les feuilles
  • Dans les prés et les moissons
  • Nos âmes blanches t’accueillent
  • Par de naïves chansons

  • Joie de l’être et de la vie
  • Sanglante comme un beau soir,
  • Éclosion infinie
  • Des rêves et des espoirs,
  • Dans notre coupe tendue
  • Verse-nous le vin vermeil
  • Où s’éclot, fervente et drue,
  • La puissance du soleil.

  • Joie limpide, joie austère,
  • Pâle fille du devoir,
  • Dont l’immaculé mystère
  • Se revêts de voiles noirs.
  • Ah, surgis, ardente et pure,
  • De l’œuvre de tous les jours
  • Pour lui donner la parure
  • Lumineuse de l’amour.

  • Joie immense, joie profonde,
  • Ombre vivante de Dieu,
  • Abats-toi sur notre monde
  • Comme un aigle vient des cieux.
  • Enserre dans ton étreinte
  • La tremblante humanité.
  • Que s’évapore la crainte,
  • Que naisse la liberté !

  • Joie énorme, joie terrible
  • Du sacrifice total,
  • Toi qui domptes l’impossible,
  • Et maîtrise le fatal ;
  • Joie sauvage, âpre et farouche
  • Cavalière de la mort,
  • Nous soufflons à pleine bouche
  • Dans l’ivoire de ton cor.

  • Joie qui montes et débordes,
  • Tu veux nos cœurs ? Les voilà.
  • Et nos âmes sont les cordes
  • Où ton archer passera.
  • Que ton rythme nous emporte
  • Aux splendeurs de l’Éternel
  • Comme un vol de feuilles mortes
  • Que l’orage entraîne au ciel.

Ils étaient trois garçons   (Retour Menu)

  • Ils étaient trois garçons, (bis)
  • Leur chant, leur chant
  • Emplit ma maison.
  • Leur chant, leur chant
  • Emplit ma maison.

  • Ils étaient si joyeux, (bis)
  • Que je voulus partir avec eux.
  • Que je voulus partir avec eux.

  • Amis, où allez-vous ? (bis)
  • Je suis si triste et si las de tout. (bis)

  • Ami, viens avec nous, (bis)
  • Tu connaîtras un bonheur plus doux. (bis)

  • Tu connaîtras la paix, (bis)
  • Bien loin, bien loin de ce qui est laid. (bis)

  • Ils étaient venus trois, (bis)
  • Quatre s’en furent, le cœur plein de joie. (bis)

J'avais un camarade    (Retour Menu)

  • Un jour, dans la fusillade
  • Galopant à l’inconnu
  • Nous allions en cavalcade
  • Tu étais mon camarade,
  • Celui que j’aimais le plus. (bis)

  • Un cavalier par bravade
  • Des siens le plus résolu
  • Me porta son estocade
  • Ce fut toi mon camarade
  • Ce fut toi qui la reçus. (bis)

  • J’ai vengé l’estafilade
  • Que ce coup t’avait valu
  • Mais très tard, dans la nuit froide,
  • J’ai pleuré mon camarade
  • Près de ton corps étendu. (bis)

  • Je suis ma route maussade
  • Et je chevauche sans but
  • Au hasard d’une embuscade
  • J’ai perdu mon camarade
  • Je ne rirai jamais plus. (bis)

Je cherche fortune   (Retour Menu)

  • Je cherche fortune tout le long du chat noir
  • Et au clair de la lune, à Montmartre le soir.

  • Chez l'boulanger (bis)
  • Fais-moi crédit (bis)
  • J'ai pas d'argent (bis)
  • J'paierai sam'di (bis)
  • Si tu n'veux pas (bis)
  • M'donner du pain (bis)
  • J'te fourre la tête (bis)
  • Dans ton pétrin (bis)
  • C'est pas moi, c'est ma soeur,
  • qu'a cassé la machine à vapeur
  • Ta gueule ! Ta gueule !

  • Chez M'sieur l'boucher…
  • M'donner d'gigot (bis)
  • J'te fourre la tête (bis)
  • Dans ton frigo (bis)
  • C'est pas moi…

  • Chez l'cordonnier…
  • M'donner d'sabots (bis)
  • J'te fourre la tête (bis)
  • Sous ton marteau (bis)
  • C'est pas moi…

  • Chez l'pharmacien…
  • M'donner d'aspro (bis)
  • J'te fourre la tête (bis)
  • Dans tes bocaux (bis)
  • C'est pas moi…

  • Chez M'sieur l'Curé…
  • Me confesser (bis)
  • J'te fourre la tête (bis)
  • Dans l'bénitier (bis)
  • C'est pas moi…

  • Chez Monsieur l'Maire…
  • Me marier (bis)
  • J'te fourre la tête (bis)
  • Dans l'encrier (bis)
  • C'est pas moi…

  • Chez le CT…
  • M'signer l'brevet (bis)
  • J'te fourre la tête (bis)
  • Dans les feuillées (bis)
  • C'est pas moi…

Je suis un peu fou   (Retour Menu)

  • Je suis un peu fou, sac au dos sans trêve.
  • J'emporte mon hibou et mon banjo, et mes rêves.

  • Ah ! qu'il fait bon là-bas, aller vivre à l'aventure,
  • Coucher sur le sol dur au fond des bois
  • Quand la lune se lèvera mon hibou hululera :
  • Tiou, tiou tra la la la la la

  • J'emporterai là-bas le vent de la liberté
  • Loin des lieux habités au fond des bois,
  • Quand la lune se lèvera…

  • Je sentirai là-bas la grande joie d'exister
  • Sous le beau ciel d'été au fond des bois,
  • Quand la lune se lèvera…

  • Je pourrai vivre là de beaux rêves enchantés,
  • Des jours pleins d'amitié, au fond des bois,
  • Quand la lune se lèvera…

Je t'aime o ma Patrie   (Retour Menu)

  • Je t’aime, ô ma Patrie,
  • Pour tes monts neigeux et fiers,
  • Pour la chanson jolie
  • De tes fleuves toujours clairs.
  • Pour tes grèves,
  • Que soulèvent
  • Des flots si bleus,
  • Où l’on voit briller les cieux
  • Calmes et radieux.

  • Je t’aime pour tes plaines
  • Où mûrissent les moissons,
  • Pour tes forêts de chênes,
  • Pour tes bois et tes vallons,
  • Pour tes vignes,
  • Qui s’alignent
  • Sur tes coteaux,
  • Pour le chant de tes ruisseaux
  • Où boivent les oiseaux.

  • Je t’aime pour ta grâce
  • Dont se parent tes enfants,
  • Pour la fierté qui passe
  • Au regard de leurs vingt ans.
  • Pour leur âme
  • Qui s’enflamme
  • Prompte au secours,
  • Et se donne, sans retour,
  • D’un simple et pur amour.

  • Je t’aime, ô douce France,
  • Pour la gloire de ton nom,
  • Pour les bienfaits immenses
  • De ton cœur joyeux et bon.
  • De patrie
  • Plus chérie
  • Il n’en est pas ;
  • Pour la paix, voici nos bras,
  • Nos corps, pour tes combats !

Jour au loin s'enfuit   (Retour Menu)

  • Si calme si tranquille
  • Sur nous descend la nuit
  • Les ombres se profilent
  • Le jour au loin s’enfuit,
  • La lune brille,
  • Le jour au loin s’enfuit.

  • C’est l’heure des chimères,
  • Le temps du souvenir
  • La vie se change en rêve
  • Présent et avenir
  • Font une trêve
  • Le temps du souvenir.

  • La terre se repose
  • Tout rentre dans la paix
  • Les êtres et les choses
  • Retrouvent l’unité
  • Paupières closes
  • Tout rentre dans la paix.

  • Autour du feu qui danse
  • Amis chantons encor
  • Après ce grand silence
  • Le monde, qui s’endort
  • Dans l’espérance
  • Reprendra son essor.

Jument de Michao (La)   (Retour Menu)

  • Et dans dix ans je m'en irai,
  • J'entends le loup et le renard chanter. (bis)

  • J'entends le loup, le renard et la belette,
  • J'entends le loup et le renard chanter. (bis)

  • Et dans dix ans je m'en irai. (bis)

  • La jument de Michao et son petit poulain
  • Sont passés dans le pré, ont mangé tout le foin. (bis)

  • L'hiver viendra les gars, l'hiver viendra,
  • La jument de Michao, elle s'en repentira. (bis)

  • Et dans neuf ans je m'en irai,
  • J'entends le loup et le renard chanter. (bis)

  • … poursuivre le décompte jusqu'à un an.

Kyrie des gueux   (Retour Menu)

  • Holà ! Marchons, les gueux,
  • Errant sans feu ni lieu,
  • Bissac et ventre creux,
  • Marchons, les gueux ! (bis) laï laï laï

  • Kyrie, eleison,
  • Miserere nostri. (bis)

  • Bissac et ventre creux,
  • Aux jours calamiteux,
  • Bannis et malchanceux,
  • Marchons, les gueux ! (bis) laï laï laï

  • Bannis et malchanceux,
  • Maudits comme lépreux,
  • En quête d’autres cieux,
  • Marchons, les gueux ! (bis) laï laï laï

  • En quête d’autres cieux,
  • Rouleux aux pieds poudreux,
  • Ce soir chez le Bon Dieu,
  • Frappez, les gueux ! (bis) laï laï laï

  • Ce soir chez le Bon Dieu,
  • Errant sans feu ni lieu,
  • Bissac et ventre creux,
  • Entrez, les gueux ! (bis) laï laï laï

Lansquenets   (Retour Menu)

  • Ce monde vétuste et sans joie, faïlala,
  • Croulera demain devant notre foi, faïlala,
  • Et nos marches guerrières
  • Feront frémir la terre
  • Au rythme des hauts tambours
  • des Lansquenets (bis)

  • Que nous font insultes et horions, faïlala,
  • Le jour viendra où les traîtres paieront, faïlala,
  • Qu’ils freinent donc s’ils l’osent,
  • Notre ascension grandiose
  • Que rythme les hauts tambours
  • des Lansquenets. (bis)

  • Nous luttons pour notre idéal, faïlala,
  • Pour un ordre nouveau et national, faïlala,
  • Et à notre heure dernière,
  • Nous quitterons la terre
  • Au rythme des hauts tambours
  • des Lansquenets. (bis)

La Légende de St-Nicolas   (Retour Menu)

  • Ils étaient trois petits enfants
  • Qui s'en allaient glâner aux champs.

  • Tant sont allés tant sont venus
  • Que le soir se sont perdus.
  • S'en sont allés chez le boucher
  • Boucher voudrais-tu nous loger ?

  • « Allez-vous-en, les garnements !
  • Nous avons trop d'empêchements. »
  • Mais sa femme qui l'entendit,
  • Tout aussitôt le gourmandit.

  • « Pour sûr, dit-ell', qu'ils ont de l'argent.
  • Nous en serons riches d'autant !
  • Entrez, entrez, mes beaux enfants,
  • Y a d' la place assurément ! »

  • Ils n'étaient pas sitôt entrés
  • Que le boucher les a tués !
  • Les a coupés en p'tits morceaux,
  • Mis au saloir comme pourceaux.

  • Saint Nicolas, au bout d'sept ans,
  • Vint à passer dedans ce champ.
  • Alla frapper chez le boucher :
  • « Boucher, voudrais-tu me loger ? »

  • « Entrez, entrez, saint Nicolas,
  • Y a d' la place, y n'en manque pas ! »
  • Il n'était pas sitôt entré
  • Qu'il a demandé à souper.

  • « Voulez un morceau d' jambon ?
  • - Je n'en veux point, il n'est point bon…
  • - Voulez-vous mieux un' tranch' de veau ?
  • - Tu ris de moi, il n'est point beau !

  • Du p'tit salé je veux avoir
  • Qu'il y sept ans qu'est au saloir ».
  • Saint Nicolas alla s'asseoir
  • Dessus le bord de ce saloir.

  • « Petits enfants qui dormez là,
  • Je suis le grand saint Nicolas ! »
  • Et le saint étendit trois doigts.
  • Les enfants se lèvent tous les trois !

  • Le premier dit : « J'ai bien dormi ! »
  • Le second dit : « Et moi aussi ! »
  • A ajouté le plus petit :
  • « Je croyais être au Paradis ! ».

Légende du feu   (Retour Menu)

  • Les scouts ont mis la flamme,
  • Au bois résineux.
  • Ecoutez chanter l’âme
  • Qui palpite en eux.

  • Monte flamme légère,
  • Feu de camp si chaud, si bon,
  • Dans la plaine ou la clairière,
  • Monte encore et monte donc,
  • Monte encore et monte donc,
  • Feu de camp si chaud, si bon.

  • Autrefois j’étais prince
  • Perfide et méchant,
  • Dépeuplant la province
  • Des petits enfants.

  • Me tendit ses embûches
  • L’enchanteur Merlin.
  • M’enferma dans les bûches
  • Du grand bois voisin.

  • Depuis lors je dévore
  • Tout autour de moi.
  • De me voir près d’éclore
  • On tremble d’effroi.

  • Mais des arbres qui flambent,
  • Je suis prisonnier.
  • Et mes bras et mes jambes
  • Brûlent tout entiers.

  • Ce terrible supplice
  • M’a bien converti,
  • Et pour votre service
  • Me suis fait petit.

  • Je m’installe dans vos chambres
  • A votre foyer.
  • Pour réchauffer vos membres
  • Et vous égayer.

  • C’est moi qui vous éclaire
  • Dans les longues nuits,
  • Qui vous rend plus légères
  • La peur et la pluie.

  • Ma leçon, la dernière
  • Vous dit mes enfants,
  • Que l’on n’fait rien sur terre
  • Qu’en se consumant.

Let my people go   (Retour Menu)

  • Un grand navire est arrivé,
  • Let my people go!
  • Des soldats blancs ont débarqué,
  • Let my people go!

  • Descends, Seigneur,
  • Reviens sur cette Terre.
  • De la peur, de la faim, Seigneur,
  • Délivre nos frères!

  • Ils ont pillé, ils ont brûlé,
  • Let my people go!
  • Et massacré nos derniers nés,
  • Let my people go!

  • Les soldats nous ont enchaînés,
  • Let my people go!
  • Les planteurs nous ont achetés,
  • Let my people go!

  • Ils ont frappé ceux qui tombaient,
  • Let my people go!
  • Ils ont tué ceux qui fuyaient,
  • Let my people go!

  • Depuis, trois siècles ont passé,
  • Let my people go!
  • Quand viendras-tu nous délivrer,
  • Let my people go!

  • Les Noirs sont las de pardonner,
  • Let my people go!
  • Les Noirs voudraient pouvoir aimer,
  • Let my people go!

Ligue Noire   (Retour Menu)

  • Aujourd’hui la ligue noire
  • Vient se livrer à nos coups
  • Ami verse-nous à boire
  • Et la victoire est à nous.
  • Tripe-z-ieux, remplis mon verre
  • Le vin fait de bons guerriers
  • Bacchus mon dieu tutélaire
  • Arrosera nos lauriers.

  • Un plat bougre nous menace
  • La colère est sur son front
  • Crancé foutre quelle audace
  • Veut nous faire la leçon :
  • A nous, jour de Dieu, j’enrage
  • Nous, le fléau des pervers
  • Nous, dont le même courage
  • Se foutrait de l’univers.

  • Verse donc, cher camarade
  • De soif tu me fais languir
  • Verse encore une rasade
  • Et je veux vaincre ou mourir.
  • J’en veux foutre cent par terre
  • Et de sang tout inonder.
  • Oui, je veux dans la poussière
  • Rouler Albite et Crancé.
  • Peut-être qu’au sein de la gloire
  • Un foutu morceau de plomb
  • M’enverra sur l’onde noire
  • Vers ce bougre de Caron
  • Content, je perdrai la vie,
  • Je m’en fous, j’aurais vaincu
  • Quand on meurt pour la Patrie
  • N’a-t-on pas assez vécu ?

  • Femme, nargue le veuvage
  • Quand j’aurai rendu l’esprit
  • Dis-moi, foutre, est-on moins sage
  • Quand on n’a pas de mari ?
  • Mais, garde-toi qu’un faux frère
  • Te fasse jamais la cour
  • Celui qui tremble à la guerre
  • N’est qu’un jean-foutre en amour.

  • Gauthier, scélérat perfide,
  • Assassin des lyonnais
  • Et toi, Crancé parricide
  • L’horreur de tous les français
  • Ambitieux et sanguinaires,
  • Les lyonnais sont tous prêts
  • Ils embrasseront leurs frères
  • Mais puniront vos forfaits.

  • La liberté, la patrie
  • Voilà le vœu de nos cœurs
  • Pour cette muse chérie
  • Nous jurons d’être vainqueurs :
  • C’en est fait, le canon gronde
  • Nous ne voulons plus de paix
  • Que tous les brigands du monde
  • Soient aux pieds des lyonnais.

  • J’entends une canonnade
  • Vite, allons à l’ennemi ;
  • Mais avant, une rasade
  • A la santé de Précy.
  • Son nom qu’annonce la gloire
  • Seul fait trembler Montessuy ;
  • On est sûr de la victoire
  • Quand on combat avec lui.

  • Tout l’univers nous contemple
  • Amis, frappons-en plus fort.
  • Au monde, donnons l’exemple,
  • Aux brigands donnons la mort.
  • Canonniers, brûlez l’amorce,
  • Redoublons tous nos efforts ;
  • Faisons-leur entrer par force
  • La vérité dans le corps.

Madelon   (Retour Menu)

  • Pour le repos, le plaisir du militaire,
  • Il est là-bas à deux pas de la forêt
  • Une maison aux murs tout couverts de lierre
  • Aux Tourlourous c'est le nom du cabaret.
  • La servante est jeune et gentille,
  • Légère comme un papillon.
  • Comme son vin son œil pétille,
  • Nous l'appelons la Madelon,
  • Nous en rêvons la nuit, nous y pensons le jour,
  • Ce n'est que Madelon mais pour nous c'est l'amour

  • Quand Madelon vient nous servir à boire
  • Sous la tonnelle on frôle son jupon
  • Et chacun lui raconte une histoire
  • Une histoire à sa façon
  • La Madelon pour nous n'est pas sévère
  • Quand on lui prend la taille ou le menton
  • Elle rit, c'est tout le mal qu'elle sait faire
  • Madelon, Madelon, Madelon !

  • Nous avons tous au pays une payse
  • Qui nous attend et que l'on épousera
  • Mais elle est loin, bien trop loin pour qu'on lui dise
  • Ce qu'on fera quand la classe rentrera
  • En comptant les jours on soupire
  • Et quand le temps nous semble long
  • Tout ce qu'on ne peut pas lui dire
  • On va le dire à Madelon
  • On l'embrasse dans les coins, elle dit « veux-tu finir... »
  • On s'figure que c'est l'autre, ça nous fait bien plaisir.

  • Un caporal en képi de fantaisie
  • S'en fut trouver Madelon un beau matin
  • Et, fou d'amour, lui dit qu'elle était jolie
  • Et qu'il venait pour lui demander sa main
  • La Madelon, pas bête, en somme,
  • Lui répondit en souriant :
  • Et pourquoi prendrais-je un seul homme
  • Quand j'aime tout un régiment ?
  • Tes amis vont venir. Tu n'auras pas ma main
  • J'en ai bien trop besoin pour leur verser du vin.

Marche des vagabonds   (Retour Menu)

  • Nous sommes les vagabonds,.
  • Sans toit ni maison..
  • Seul, Dieu sait où nous allons.
  • Par vaux et par monts..
  • Nous errons à l'aventure..
  • Sans souci du pain ;.
  • Et nous logeons sur la dure.
  • Sans songer au lendemain..
  • Marchons, marchons,.
  • Devant nous la route est libre..
  • Marchons, marchons,.
  • Nous sommes les vagabonds..

  • L'hiver, sous sa rude loi,.
  • Nous remplit d'effroi..
  • Nous devons subir le froid,.
  • Cachés dans les bois,.
  • Une cabane méchante.
  • Pour nous abriter..
  • Alors, la route nous chante.
  • Son appel hospitalier..
  • Marchons, marchons,.
  • C'est la route qui réchauffe..
  • Marchons, marchons,.
  • Nous sommes les vagabonds..

Marchons dans le vent   (Retour Menu)

  • Marchons dans le vent du matin levant,
  • Marchons dans le vent chantant gaiement,
  • Marchons dans le vent jusqu'au soir couchant,
  • Marchons dans le vent chantant.

  • Rosée perlant les prés
  • Cri d'alouette au tournant
  • Cheveux au vent léger
  • Derrière de lapin blanc

  • Noisettes du chemin
  • Qu'on arrache en passant
  • Eau fraîche au creux des mains
  • Et Bonjour en passant

  • Grillons qui nous guettez
  • Au creux des chemins roux
  • L'angélus a sonné
  • Ma mie rentrons chez nous

Marins de Groix   (Retour Menu)

  • Nous étions deux, nous étions trois Ah-Aah-Aah
  • Nous étions trois marins de Groix Ah-Aah-Aah

  • Il vente, il vente.
  • C’est l’appel de la mer
  • Qui nous tourmente.

  • Nous étions trois marins de Groix Ah-Aah-Aah
  • Embarqués sur le Saint François Ah-Aah-Aah

  • Le mousse est allé prendr’ un ris Ah-Aah-Aah
  • Un gros tonnerre l’aura surpris Ah-Aah-Aah

  • On a retrouvé son chapeau Ah-Aah-Aah
  • Son garde pipe et son couteau Ah-Aah-Aah

  • Sa pauvre maman s’en est allée, Ah-Aah-Aah
  • Prier la Sainte Anne d’Auray. Ah-Aah-Aah

  • Sainte-Anne rendez-moi mon fils Ah-Aah-Aah
  • Tu le verras en paradis. Ah-Aah-Aah

Matelots puisqu'il fait bon vent   (Retour Menu)

  • Matelots, puisqu'il fait bon vent,
  • Poussons ce soir la chansonnette
  • Matelots, puisqu'il fait bon vent,
  • Montons tous chanter sur l'avant.

  • Et le chant du gaillard d'avant,
  • Montera jusqu'à la dunette
  • Et le chant du gaillard d'avant,
  • Égaiera tout le bâtiment.

  • La la la, le bon vent,
  • La la la, la chansonnette
  • La la la, le bon vent,
  • La la la, sur le bâtiment.

Maudit sois-tu   (Retour Menu)

  • Maudit sois-tu, carillonneur,
  • Que Dieu créa pour mon malheur.
  • Dès le point du jour, à sa cloche il s'accroche,
  • Et le soir encore carillonne plus fort.
  • Quand sonnera-t'on la mort du sonneur ?

Miserere de la mer   (Retour Menu)

  • Perdu sous le ciel, perdu sur la mer,
  • Là-haut écoutez ma prière.
  • Perdu sous le ciel, si loin de la terre.
  • A moi, Notre-Dame et tous les saints,
  • Prenez en pitié tous les marins ;
  • Calmez la vague, la vague et le vent,
  • Calmez pour moi l'ouragan.

  • A tous les calvaires, aux croix des chemins,
  • Je promets un pèlerinage,
  • A tous les calvaires, aux croix des villages.
  • A moi, mon pays, mes souvenirs,
  • A moi tous mes rêves à l'avenir.
  • Sur moi la vague, la vague s'abat,
  • Sur moi, la mer et le froid.

  • Plus jamais l'été, plus jamais l'hiver
  • Plus jamais la fête au village,
  • Plus jamais l'amour sur un clair visage.
  • A moi, Christ en Croix, ayez pitié,
  • Du fond de la mer, miserere.
  • Pardonnez, pardonnez, pardonnez moi,
  • Sous mes péchés je me noie.

  • Perdu sous le ciel, perdu sous la mer,
  • Perdu au milieu des nuages,
  • Perdu dans le ciel, après le naufrage.
  • A moi, Notre-Dame et tous les saints,
  • Prenez en pitié tous les marins ;
  • Calmez la vague, la vague et le vent,
  • Calmez pour moi l'ouragan.

Mort (La)   (Retour Menu)

  • La mort chevauche à travers le pays
  • Frappant sans choix les héros, les bannis
  • Fuyez ennemis, sinon vous mourrez
  • Nous autres face à elle n’avons de regret

  • Falalala, falalala
  • La mort qui rôde sur nos chemins

  • Trembl’ devant toi les lâches et les impurs
  • Car bientôt ils deviendront ta pature
  • Nous les chargerons sans te craindre, ô Mort
  • Car tu es notre amie et nous vaincrons encore

  • La mort fauchant, rasant et dévastant
  • Décime nos rangs, frappant les survivants
  • Mais le soir venu, nous la chantons
  • Sans rancune, car c’est un vieux compagnon

  • Un jour enfin tu viendras nous saisir
  • A tes côtés nous serons fiers de partir
  • Les dieux des combats nous accueilleront
  • Alors festoierons et ripaillerons

  • En ton honneur
  • O mort rôdant sur nos chemins

Nous chantons tout le long   (Retour Menu)

  • Nous chantons tout le long des grèves
  • Pour plaire au coeur des gars
  • En portant partout notre rêve
  • A ceux qui n'en n'ont pas

  • Nos chansons ont des mots bien tendres
  • Pour plaire au coeur des gars
  • Mais il fait meilleur les entendre
  • Aux clairs échos des chants

  • Nos chansons ont des mots bien rudes
  • Aux coeurs trop tôt flétris
  • Pour chasser la vieille habitude
  • Il faut des mots hardis

  • Nos chansons font chanter la vie
  • Qui plaît au coeur des forts
  • Mais la route dure est suivie
  • Au prix de durs efforts.

Ô Croix des scouts    (Retour Menu)

  • Ô Croix des scouts, Croix glorieuse,
  • Croix des héros des anciens jours,
  • A l'âme haute et généreuse,
  • Tu nous resteras chère toujours !

  • Quand il partait pour la croisade,
  • Pour délivrer le saint tombeau,
  • Le chevalier fier, sans bravade,
  • Portait la Croix sur son drapeau.

  • Enrôlé sous cette bannière,
  • Il affrontait tous les dangers ;
  • Il était doux à la misère,
  • Et courtois pour les étrangers.

  • Guidé par elle, il savait être
  • Aimable et franc, loyal et fort ;
  • Et sur les pas du divin maître,
  • Prêt à servir jusqu'à la mort.

Ô Douce France   (Retour Menu)

  • Ô douce France,
  • Mon beau pays,
  • Lieu de mon enfance,
  • Du bonheur, des chansons et des rires,
  • Ta souvenance berce ma dolence
  • D’un chant d’espérance.

  • Hélas sur cette terre
  • Où je suis exilé,
  • Mon âme est solitaire
  • Et mon cœur désolé.
  • J’attends chaque jour
  • Le moment du retour.

  • Ici ton cher visage
  • Eclaire nos destins.
  • Pour garder bon courage,
  • On pense aux clairs matins
  • Qui chassaient toujours
  • L’ombre des mauvais jours.

Ô Saint-Hubert   (Retour Menu)

  • Ô Saint Hubert, patron des grandes chasses,
  • Toi qu’exaltait la fanfare au galop,
  • En poursuivant le gibier à la trace,
  • Tu le forçais sous l’élan des chevaux.
  • Nous, les derniers descendants de ta race,
  • Arrache-nous aux plaisirs avilis,
  • Emplis nos cœurs de jeunesse et d’audace,
  • Dans la forêt, fais nous chasseurs hardis.

  • Sauve d’abord du Bocage à l’Ardenne
  • Notre forêt si chère aux vieux gaulois,
  • Pour qu’à son chant, notre jeunesse apprenne
  • Les fiers secrets gardés par les grands bois.
  • Fais nos yeux prompts, et fais nos lèvres claires,
  • Pour bien lancer, quand viendra le danger,
  • Le cri de chasse ou le dur cri de guerre ;
  • « Sus à la bête ! », et courons la traquer.

  • Tu vis un jour, au fond du hallier sombre
  • Où tes limiers se pressaient aux abois,
  • La croix du Christ, que le grand cerf dans l’ombre,
  • Couronnait de l’auréole de ses bois :
  • Mystique appel qui conquit ta grande âme ;
  • Tu dis aux cours un méprisant adieu.
  • Montre à nos yeux cette divine flamme,
  • Et conduis-nous camper sur les hauts lieux.

  • Quand le Seigneur, la chasse terminée,
  • Appellera notre nom à son tour,
  • Epargne-nous les tristes mélopées ;
  • Tu sonneras pour nous le point du jour.
  • Au grand galop, pour célébrer ta gloire,
  • Nous bondirons en poussant l’hallali,
  • Et nous ferons, au fracas des fanfares,
  • En ton honneur trembler le paradis !

Ô Sarie Mares   (Retour Menu)

  • Ô Sarie Marès, belle amie d’autrefois
  • En moi tu demeures vive
  • L’amour est plus fort que la vie et que les vents
  • Qui peut arrêter son élan ?

  • Je veux te revoir ô mon vieux Transvaal,
  • Plaine semée de chaumes,
  • Où le vent parfumé, dans les arbres toujours verts, sans cesse d’amour nous parle.
  • Où le vent parfumé, dans les arbres toujours verts, nous parle d’amour toujours.

  • Mais quand je pris l’eau pour quitter mes amours,
  • Le diable gonflait la voile.
  • Depuis en mon âme rien ne peut effacer
  • Les claires images d’antan.

  • Quand j’étais petit, je crois qu’un vilain démon
  • M’emporta loin de ma maison.
  • Mais lorsque j’eus vingt ans, ce fut une horrible guerre
  • Qui m’emporta vers d’autres terres.

  • Ma Sarie Marès est bien loin de mon cœur,
  • Mais je crois en son amour.
  • Car c’est entre ses bras que j’ai connu le bonheur,
  • J’irai la revoir un jour.

  • Oui, je veux revoir dans mon vieux Transvaal,
  • Ma ferme au toit de chaumes.
  • Où le parfum du miel et les conifères embaument l’air pur et clair comme du cristal
  • Où le parfum du miel et les conifères embaument l’air pur et clair comme du cristal

Objections du VP   (Retour Menu)

  • On n'en finira donc jamais
  • Avec ces espèces de boy-scout ;
  • On a beau s'enfuir en forêt,
  • On en rencontre sur toutes les routes.
  • Sur le boulevard et dans l'métro,
  • Ils font leur foire intéressante ;
  • Non, vrai, on n'dira jamais trop :
  • Assez d'cette race envahissante ! (bis)

  • D'abord, tout ça n'est pas français,
  • Soyons enfin patriotiques :
  • La France s'incarne en un béret,
  • Et dans un maillot d'gymnastique.
  • Mais eux, sont habillés d'kaki,
  • Pour qu'on n'voie pas qu'y s'roulent par terre,
  • Et ça fait gagner d'l'or à qui,
  • Sinon toujours à l'Angleterre ? (bis)

  • Ils portent leurs valises sur leur dos,
  • Ça fait tort aux commissionnaires ;
  • Ils disparaissent sous leurs chapeaux,
  • Et les casquettes, c'est pour quoi faire ?
  • Ils ont des fichus à leur cou,
  • On les prend pour des demoiselles ;
  • Leurs chausses ne tiennent à rien du tout,
  • C'est la ruine des marchands d'bretelles ! (bis)

  • Moi j'sais le remède qu'il faudrait
  • Pour extirper toute cette engeance :
  • Suffit qu'les familles s'entendraient
  • Pour n'avoir plus qu'des filles en France ;
  • Alors, on s'rait tranquilles enfin,
  • Y'aurait plus d'danger sur les routes.
  • Encore, ça n'est pas bien certain,
  • Voilà qu'les filles se font boy-scoutes ! (bis)

Occident en avant   (Retour Menu)

  • Occident en avant !
  • Avant qu’il ne soit trop tard.
  • Venge les soldats tués au Drakkar
  • Par Assad et par Ivan.
  • Chrétienté, il est temps
  • De secourir le Liban chrétien
  • Il t’appelle depuis si longtemps
  • Et mourra sans ton soutien.

  • Ils sont venus armés par les rouges,
  • Avec des chars et de l’artillerie,
  • De Palestine et de la mer Rouge,
  • De Syrie pour chasser les Roumis.

  • Le dos à la mer ils résistent seuls,
  • Sous les obus, dans les attentats,
  • Abandonnés par leurs frères veules,
  • Qui n’ont que mots pour ce Golgotha.

  • Honneur à Stéphane Zanétacci,
  • Qui des tigres rejoignit les faisceaux,
  • Pour garder libre la Phénicie,
  • A Beyrouth, tué à l’assaut.

Opium   (Retour Menu)

  • Dans le port de Saïgon
  • Il est une jonque chinoise
  • Mystérieuse et sournoise
  • Dont nul ne connaît le nom.
  • Et le soir dans l’entrepont,
  • Quand la nuit se fait complice
  • Les Européens se glissent
  • Cherchant des coussins profonds.

  • Opium, poison de rêve
  • Fumée qui monte au ciel,
  • C’est toi qui nous élèves
  • Au paradis artificiel.
  • Je vois le doux visage
  • Les yeux de mon aimée,
  • Parfois j’ai son image
  • Dans un nuage de fumée.

  • Et le soir au port falot
  • Les lanternes qui se voilent
  • Semblent de petites étoiles
  • Qui scintillent tour à tour.
  • Et parfois dans leur extase
  • Au gré de la fumée grise,
  • Le fumeur se représente
  • Ses plus beaux rêves d’amour.

  • Puisqu’on dit que le bonheur
  • N’existe pas sur la terre,
  • Puisse l’aile de nos chimères
  • Un jour nous porter ailleurs
  • Au paradis enchanteur
  • Plein de merveilleux mensonges
  • Où dans l’ivresse de mes songes
  • J’ai laissé prendre mon cœur.

Paimpolaise    (Retour Menu)

  • Quittant ses genêts et sa lande,
  • Quand le Breton se fait marin,
  • En allant aux pêches d'Islande
  • Voici quel est le doux refrain
  • Que le pauvre gars
  • Fredonne tout bas :
  • J'aime Paimpol et sa falaise,
  • Son église et son grand Pardon
  • Mais j'aime mieux la Paimpolaise
  • Qui m'attend au pays breton.

  • Quand leurs bateaux quittent nos rives,
  • Le Curé leur dit : Mes bons fieux,
  • Priez souvent Monsieur St Yves,
  • Qu'il envoie toujours du ciel bleu,
  • Et le pauvre gars
  • Fredonne tout bas :
  • Le Ciel est moins bleu, n'en déplaise
  • A St Yves, notre patron,
  • Que les yeux de la Paimpolaise
  • Qui m'attend au pays breton.

  • Guidé par la petite étoile,
  • Le vieux patron, d'un air très fin,
  • Dit souvent que sa blanche voile
  • Semble l'aile d'un séraphin
  • Et le pauvre gars
  • Fredonne tout bas :
  • Ta voilure, mon vieux Jean-Blaise
  • Est moins blanche au mât d'artimon
  • Que la coiffe de la Paimpolaise
  • Qui m'attend au pays breton.

  • Puis quand la vague le désigne,
  • L'appelant de sa grosse voix,
  • Le brave Islandais se résigne,
  • En faisant un signe de croix,
  • Et le pauvre gars
  • Quand vient le trépas :
  • Serrant la médaille qu'il baise,
  • Glisse dans l'océan profond,
  • En songeant à la Paimpolaise
  • Qui l'attend au pays breton.

Partisans Blancs   (Retour Menu)

  • Dans le froid et la famine,
  • Par les villes et par les champs,
  • A l’appel de Dénikine,
  • Marchaient les Partisans Blancs. (bis)

  • Sabrant les troupes bolcheviques,
  • Et ralliant les Atamans.
  • Dans leurs campagnes épiques,
  • Ils traquaient Trotski tremblant. (bis)

  • C’est pour la Sainte Russie,
  • Pour la vieille tradition,
  • Pour la gloire et la patrie,
  • Que luttaient ces bataillons. (bis)

  • Notre gloire est immortelle,
  • Volontaires et Officiers Blancs,
  • Et votre agonie cruelle,
  • La honte de l’Occident. (bis)

Passant par Paris   (Retour Menu)

  • Passant par Paris, vidant la bouteille, (bis)
  • Un de mes amis, me dit à l’oreille

  • Le bon vin m’endort, l’amour me réveille.
  • Le bon vin m’endort, l’amour me réveille encore.

  • Un de mes amis me dit à l’oreille : (bis)
  • Jean prend garde à toi on courtise ta Belle.

  • Jean prend garde à toi on courtise ta Belle. (bis)
  • Courtise qui voudra, je me fie en elle

  • Courtise qui voudra, je me fie en elle, (bis)
  • J’ai eu de son cœur la fleur la plus belle.

  • J’ai eu de son cœur la fleur la plus belle. (bis)
  • Dans un beau lit blanc gréé de dentelle.

  • Dans un beau lit blanc gréé de dentelle. (bis)
  • J’ai eu trois garçons, tous trois capitaines.

  • J’ai eu trois garçons, tous trois capitaines. (bis)
  • L’un est à Bordeau, l’autre à la Rochelle.

  • L’un est à Bordeau, l’autre à la Rochelle. (bis)
  • L’plus jeune à Paris courtisant les belles.

Pavane   (Retour Menu)

  • Belle, qui tient ma vie
  • Captive dans tes yeux,
  • Qui m’a l’âme ravie
  • D’un souris gracieux.
  • Viens tôt me secourir,
  • Ou me faudra mourir.

  • Pourquoi fuis-tu mignarde ?
  • Si je suis près de toi
  • Quand tes yeux je regarde
  • Je m’y perds dedans moi
  • Car tes perfections
  • Changent mes actions.

  • Approche donc, ma belle,
  • Approche-toi, mon bien.
  • Ne me sois plus rebelle,
  • Puisque ton cœur est mien.
  • Pour mon mal apaiser,
  • Donne-moi un baiser.

Pelot d'Hennebont   (Retour Menu)

  • Ma chère maman je vous écris
  • Que nous sommes entrés dans Paris,
  • Que je sommes déjà caporal
  • Et serons bientôt général.

  • A la bataille je combattions
  • Les ennemis de la nation
  • Et tous ceux qui se présentions
  • A grands coups d’sabr’ les émondions.

  • Le Roy Louis ma-z-appelé,
  • C’est Sans-Quartier qu’il ma nommé.
  • Sire, Sans-Quartier c’est point mon nom,
  • J’lui dis j’m’appelle Pelot d’Hennebont.

  • Il a tiré-z-un biau ruban
  • Et je n’sais quoi au bout d’argent
  • Il m’dit d’bout ça sur mon habit
  • Et d’combattr’ toujours l’ennemi.

  • Faut qu’ce soit quelqu’chose de précieux
  • Pour que les autres m’appellent Monsieur
  • Et boutent leurs mains à leurs chapiaux
  • Quand ils veulent conter au Pelot.

  • Ma mère si j’meurs en combattant,
  • J’vous enverrai ce biau ruban,
  • Et vous l’boutrez à votre fusiau
  • En souvenir du gars Pelot.

  • Dites à mon père, à mon cousin,
  • A mes amis que je vais bien,
  • Je suis leur humble serviteur,
  • Pelot qui vous embrasse le cœur.

Petit âne gris (Le)   (Retour Menu)

  • Ecoutez cette histoire que l'on m'a racontée
  • Du fond de ma mémoire, je vais vous la chanter.
  • Elle se passe en Provence au milieu des moutons,
  • Dans le sud de la France au pays des santons (bis)

  • Quand il vint au domaine, y avait un beau troupeau,
  • Les étables étaient pleines de brebis et d'agneaux
  • Marchant toujours en tête, aux premières lueurs,
  • Pour tirer sa charrette il mettait tout son coeur (bis)

  • Au temps des transhumances, il s'en allait heureux,
  • Remontant la Durance, honnête et courageux,
  • Mais un jour, de Marseille des messieurs sont venus
  • La ferme était bien vieille alors on l'a vendue (bis)

  • Il resta au village, tout le monde l'aimait bien
  • Vaillant malgré son âge et malgré son chagrin,
  • Image d'Evangile, vivant d'humilité
  • Il se rendait utile auprès du cantonnier. (bis)

  • Cette vie honorable un soir s'est terminée,
  • Dans le fond d'une étable tout seul il s'est couché.
  • Pauvre bête de somme, il a fermé les yeux
  • Abandonné des hommes il est mort sans adieu (bis)

  • Fredonné sur huit mesures, puis :
  • Cette chanson sans gloire vous racontait la vie,
  • Vous racontait l'histoire d'un petit âne gris. (bis)

Petit Gitanos (Le)   (Retour Menu)

  • L'était un p'tit Gitanos,
  • Qui jamais ne voyagea, olé !
  • Il prit sa trotinettos,
  • Et fit le tour d'Espagna, olé !

  • Il était matador, il était torero,
  • Il avait un coeur d'or, il tuait les toros ! O, O, O,
  • Olé, olé la mandolina, (bis)
  • Cacahuetas, chicoré, citroné y moka en
  • mêm' temps qu'le café, Olé ! (bis)

  • Un jour petit Gitanos
  • Sur plac'd' Madrid arriva, olé !
  • Il écrasa cinq cocos, (ho !)
  • Quat' poul', trois canards, deux oies, olé !

  • Oune grosse automobilos,
  • P'tit Gitanos écrasa, olé !
  • Fini la trotinettos,
  • Fini le tour d'Espagna, olé !

  • Il n'est plus matador, il n'est plus torero,
  • Il n'a plus un coeur d'or,
  • Il ne tue plus d'toros, O, O, O,
  • Olé, olé la mandolina (bis)
  • Cacahuetas, chicoré, citroné y moka en
  • mêm' temps qu'le café, Olé ! (bis)

Piémontaise (La)   (Retour Menu)

  • Grands dieux ! Que je suis à mon aise
  • Quand j’ai ma mie auprès de moi,
  • De temps en temps je la regarde
  • Et je lui dis : embrasse-moi ! (bis)

  • Comment veux-tu que je t’embrasse
  • Quand on me dit du mal de toi ?
  • On dit que tu pars pour la guerre
  • Dans le Piémont, servir le Roy. (bis)

  • Ceux qui t’ont dit cela, ma belle,
  • Ils t’ont bien dit la vérité.
  • Mon cheval est à l’écurie,
  • Sellé, bridé, prêt à partir. (bis)

  • Quand tu seras dans ces campagnes,
  • Tu n’y penseras plus à moi.
  • Tu n’penseras qu’aux Piémontaises
  • Qui sont cent fois plus belles que moi. (bis)

  • Si fait, si fait, si fait, ma belle,
  • Je penserai toujours à toi.
  • Je ferai faire une belle image
  • Toute à la semblance de toi. (bis)

  • Quand je serai z’à table à boire,
  • À mes camarades je dirai :
  • Chers camarades, venez voir
  • Celle que mon cœur a tant aimée. (bis)

  • Je l’ai z’aimée, je l’aime encore,
  • Je l’aimerai tant qu’ je vivrai.
  • Je l’aimerai quand je serai mort,
  • Si c’est donné aux trépassés. (bis)

Pirates (Les)   (Retour Menu)

  • Les pirates sur le pont
  • Célèbrent leur victoire.
  • Ils défoncent les caissons
  • Pour y trouver à boire.

  • Célébrons le jour passé,
  • La soirée est belle ;
  • Célébrons le jour passé,
  • Demain nous verrons bien, ha !

  • Et l'on boit à fût percé
  • Et les tonneaux se vident.
  • Ils n'en ont jamais assez,
  • Ils sont tout à fait ivres.

  • Mais arrive un grand bateau,
  • Hourrah ! A l'abordage !
  • A la hache et au couteau,
  • On pille et on saccage.

  • Mais cette fois les marins
  • Se battent et se défendent,
  • Et voilà que bel et bien
  • Les pirates se rendent.

  • Plus jamais ne montera
  • Tout en haut de misaine,
  • Le pavillon scélérat
  • De pillage et de haine.

Plaine, ma plaine   (Retour Menu)

  • Plaine, ma plaine,
  • Ô mon immense plaine
  • Où traîne encore le cri des loups,
  • Grande steppe blanche de chez nous.

  • Plaine, ma plaine
  • Sous l’épais manteau de neige
  • La terre renferme dans sa main
  • La graine récolte de demain.

  • Plaine, ma plaine,
  • Dans l’immensité de neige,
  • Entends-tu le pas des chevaux ?
  • Entends-tu le bruit des galops ?

  • Plaine, ma plaine,
  • Entends-tu ces voix lointaines ?
  • Les cavaliers qui vers les champs reviennent,
  • Sous le ciel chevauchant en chantant.

  • Vent de ma plaine,
  • Va-t-en dire aux autres plaines,
  • Que le soleil et les étés reviennent
  • Pour tous ceux qui savent espérer.

  • Plaine, ma plaine,
  • Vent de la plaine
  • Tu peux gémir avec les loups
  • L’espoir est à nous plus fort que tout !

Plaisirs sont doux   (Retour Menu)

  • Les plaisirs sont doux
  • D’être auprès de vous, la belle.
  • Les plaisirs sont doux
  • D’être auprès de vous,
  • Je soupire à vos genoux
  • Et je brûle d’amour pour vous.
  • Les plaisirs sont doux, demoiselle
  • D’être auprès de vous.

  • Peut-on voir vos yeux
  • Sans être amoureux, la belle,
  • Peut-on voir vos yeux
  • Sans être amoureux,
  • Ils sont doux et gracieux,
  • Ils sont tout remplis de feu
  • Peut-on voir vos yeux, demoiselle,
  • Sans être amoureux.

  • Profitez du temps,
  • De vos dix-huit ans, la belle,
  • Profitez du temps,
  • De vos dix-huit ans,
  • Car le temps viendra aussi,
  • Que vous aurez un mari
  • Profitez du temps, demoiselle,
  • De vos dix-huit ans.

  • Plus d’un seul galant,
  • C’est compromettant, la belle,
  • Plus d’un seul galant,
  • C’est compromettant,
  • Il faut choisir l’un d’entre eux,
  • Faire aux autres vos adieux,
  • Plus d’un seul galant, demoiselle
  • C’est compromettant.

Port de Tacoma (Le)   (Retour Menu)

  • C'est dans la cale qu'on met
  • les rats, houla la houla,
  • C'est dans la cale qu'on met les
  • rats, houla houla.

  • Parés à virer,
  • Les gars, faudrait haler.
  • On s' repos'ra quand on arriv'ra
  • Dans le port de Tacoma.

  • C'est dans la mer qu'on met
  • les mâts, houla la houla,
  • C'est dans la mer qu'on met les
  • mâts, houla houlala.

  • C'est dans la pipe qu'on met
  • l'tabac, houla la houla,
  • C'est dans la pipe qu'on met
  • l'tabac, houla houlala.

  • C'est dans la gueule qu'on se
  • met l'tafia, houla la houla,
  • C'est dans la gueule qu'on se
  • met l'tafia, houla houlala.

  • Mais les filles, ça s'met dans
  • les bras, houla la houla,
  • Mais les filles, ça s'met dans les
  • bras, houla houlala.

Portes du pénitencier (Les)   (Retour Menu)

  • Les portes du pénitencier
  • Bientôt vont se refermer
  • Et c'est là que je finirai ma vie
  • Comme d'autres gars l'ont finie.

  • Pour moi ma mère m'a donné
  • Sa robe de mariée
  • Peux-tu jamais me pardonner
  • Je t'ai trop fait pleurer.

  • Le soleil n'est pas fait pour nous
  • C'est la nuit qu'on peut tricher
  • Toi qui ce soir as tout perdu
  • Demain, tu peux gagner.

  • Ô mères, écoutez-moi
  • Ne laissez jamais vos garçons
  • Seuls la nuit traîner dans les rues
  • Ils iront tout droit en prison

  • Toi la fille qui m'as aimé
  • Je t'ai trop fait pleurer
  • Les larmes de honte que tu as versées
  • Il faut les oublier.

  • Les portes du pénitencier
  • Bientôt vont se refermer
  • Et c'est là que je finirai ma vie
  • Comme d'autres gars l'ont finie.

Prends ton fusil Grégoire   (Retour Menu)

  • Monsieur d'Charette a dit à ceux d'Anc'nis : (bis)
  • Mes amis ! Le Roy va ramener les fleurs de lys.

  • Prends ton fusil Grégoire,
  • Prends ta gourde pour boire,
  • Prends ta Vierge d'ivoire,
  • Nos Messieurs sont partis
  • Pour chasser la perdrix.

  • Monsieur d'Charette, a dit à ceux d'Loroux : (bis)
  • Mes bijoux ! Pour mieux tirer mettez-vous à genoux.

  • Monsieur d'Charette a dit à ceux d'Montfort : (bis)
  • Frappez fort ! Le drapeau blanc défend contre la mort

  • Monsieur d'Charette a dit à ceux d'Clisson : (bis)
  • Le canon ! Fait mieux danser que le son du violon.

  • Monsieur d'Charette a dit à ceux d'Conflans : (bis)
  • Mes enfants ! Ralliez-vous à mon panache blanc.

  • Prends ton fusil Grégoire,
  • Prends ta gourde pour boire,
  • Prends ta Vierge d'ivoire,
  • Nos Messieurs sont partis
  • Pour aller à Paris.

Quand la nuit   (Retour Menu)

  • Quand la nuit s’étend sur la dune,
  • Nous chantons dans la plainte du vent.
  • Doucement Madame la Lune,
  • Vient sourire à nos joyeux chants.

Que venez vous chercher   (Retour Menu)

  • Que venez-vous chercher,
  • Garçons de la montagne ?
  • Que venez-vous chercher,
  • Si vous ne dansez pas ?
  • Si vous ne dansez pas,
  • Garçons de la montagne,
  • Si vous ne dansez pas
  • Revenez donc là-bas !

  • En dansant avec nous,
  • Garçons de la montagne,
  • En dansant avec nous,
  • Vous ferez des jaloux.
  • Vous ferez des jaloux,
  • Garçons de la montagne,
  • Vous ferez des jaloux,
  • En dansant avec nous !

  • Si vous savez danser,
  • Garçons de la montagne,
  • Si vous savez danser ,
  • Serez peut-être aimés.
  • Serez peut-être aimés,
  • Garçons de la montagne,
  • Serez peut-être aimés.
  • Si vous savez danser !

Qui peut faire de la voile   (Retour Menu)

  • Qui peut faire de la voile sans vent ?
  • Qui peut ramer sans rames ?
  • Et qui peut quitter son ami,
  • Sans verser une larme ?

  • Je peux faire de la voile sans vent,
  • Je peux ramer sans rames,
  • Mais ne peux quitter mon ami,
  • Sans verser une larme.

  • Qui peut faire du pain sans levain ?
  • Qui peut faire du vin sans raisin ?
  • Et qui peut quitter son ami,
  • Sans verser une larme ?

  • Je peux faire du pain sans levain,
  • Je peux faire du vin sans raisin,
  • Mais ne peux quitter mon ami,
  • Sans verser une larme.

Qui veut chasser une migraine   (Retour Menu)

  • Qui veut chasser une migraine,
  • N’a qu’à boir’ toujours du bon,
  • Et maintenir sa table pleine
  • De cervelas et de jambons.

  • L’eau ne fait rien que pourrir le poumon,
  • Boute, boute, boute, boute compagnon,
  • Vide-nous ce verr’ et nous le remplirons.
  • L’eau ne fait rien que pourrir le poumon,
  • Goûte, goûte, goûte, goûte compagnon,
  • Vide-nous ce verr’ et nous le remplirons.

  • Le vin goûté par ce bon père
  • Qui s’en rendit si bon garçon,
  • Nous fait discourir sans grammaire
  • Et nous rend savants sans leçons.

  • Buvons donc tous à la bonne heure,
  • Pour nous émouvoir le rognon.
  • Et que celui d’entre nous meure
  • Qui dédiera son compagnon.

Red River Valley   (Retour Menu)

  • Les pionniers sont passés avant le jour
  • Dans les rues du village accablé
  • Et mon coeur a frémi à leur pas lourd,
  • Sur les bords de la Red River Valley.

  • Ô Seigneur la roue tourne entre tes mains,
  • Où je vais aujourd'hui je ne sais.
  • Ô Seigneur la roue tourne entre tes mains,
  • Mais je veux retrouver les pionniers.

  • Les pionniers ont peiné pour le village,
  • À leurs mains la vallée s'est pliée
  • Et mes yeux ont vu naître un barrage,
  • Sur les bords de la Red River Valley.

  • Les pionniers ont marqué dans la clairière
  • Que le pain se partage entre tous,
  • Et ma main s'est ouverte à mes frères,
  • Sur les bords de la Red River Valley.

  • Les pionniers ont chanté dans la nuit claire
  • Que la terre est à qui la voulait,
  • Et ma voix s'est unie à leur chant fier,
  • Sur les bords de la Red River Valley.

  • Les pionniers ont promis de revenir.
  • L'herbe pousse aujourd'hui à nos pieds
  • Et mon coeur s'est trouvé fait pour servir,
  • Sur les bords de la Red River Valley.

Réveillez vous Picards   (Retour Menu)

  • Réveillez-vous Picards, Picards et Bourguignons,
  • Et trouvez la manière d’avoir de bons bâtons ;
  • Car voici le printemps et aussi la saison
  • Pour aller à la guerre donner des horions.

  • Tel parle de la guerre qui ne sait ce qu’elle est :
  • Je vous jure mon âme que c’est un piteux fait
  • Et que maint homme d’armes et gentil compagnon
  • Y ont perdu la vie, et robe et chaperon.

  • Quand serons en Bourgogne et en Franche-Comté,
  • Ce sera qui-qu’en-grogne le temps de festoyer.
  • Bout’rons le Roy de France dehors de ces costeaux
  • Et mettrons en nos panses le vin de nos tonneaux.

  • Adieu, adieu Salins, Salins et Besançon,
  • Et la ville de Baulne, là où les bons vins sont !
  • Les Picards les ont bus, les Flamands les paieront
  • Quatre pastards la pinte, ou bien battus seront.

  • Nous, lansquenets et reîtres et soudards, si marchons
  • Sans finir ni connaître où nous arriverons,
  • Priez dame Marie et saint qui lassus sont
  • Qu’accordent longue vie aux routiers bourguignons.

  • Quand mourrons de malheur, la hacquebut’au poing,
  • Que Dieu notre Seigneur le paradis nous doint,
  • Et que dedans la terre où tous nous dormirons
  • Fasse le repos guerre aux braves Bourguignons.

  • Et quand viendra le temps où trompes sonneront,
  • Au dernier jugement, quand nos tambours battront,
  • Nous lèverons bannière au duc bourguignon,
  • Pour aller à la guerre donner des horions.

Riant au mistral   (Retour Menu)

  • Riant au Mistral de Provence,
  • Bien loin dans le temps,
  • Portant son luth et sa romance,
  • Un troubadour allait chantant.

Ronde de nuit   (Retour Menu)

  • Chut ! Plus de bruit,
  • C'est la ronde de nuit (bis)

  • En diligence, Faisons silence.
  • Marchons sans bruit,
  • C'est la ronde de nuit.

Ronde lorraine   (Retour Menu)

  • Mon ami me délaisse
  • O gai ! Vive la rose (bis)
  • Je ne sais pas pourquoi
  • Vive la rose et le lilas.(bis)

  • Il va t'en voir une autre
  • O gai ! Vive la rose (bis)
  • Qui est plus riche que moi.
  • Vive la rose et le lilas.(bis)

  • On dit qu'elle est très belle
  • O gai ! Vive la rose (bis)
  • Je ne le nierai pas.
  • Vive la rose et le lilas. (bis)

  • On dit qu'elle est malade
  • O gai ! Vive la rose (bis)
  • Peut-être elle en mourra.
  • Vive la rose et le lilas. (bis)

  • Si elle meurt dimanche
  • O gai ! Vive la rose(bis)
  • Lundi on l'enterrera.
  • Vive la rose et le lilas. (bis)

  • Mardi reviendra m'voire
  • O gai ! Vive la rose (bis)
  • Et je n'en voudrai pas...
  • Vive la rose et le lilas. (bis)

Route est longue   (Retour Menu)

  • La route est longue, longue, longue,
  • Marche sans jamais t'arrêter !
  • La route est dure, dure, dure,
  • Chante si tu es fatigué.

  • Tu marcheras des heures entières
  • Sous le dur soleil de l'été,
  • Tu marcheras dans la poussière
  • Que soulèveront tes souliers.

  • Tu traverseras des rivières
  • Sans crainte de voir s'écrouler
  • Les vieux ponts de bois ou de pierres
  • Qu'ébranle ton pas cadencé.

  • Si ta route creusée d'ornières
  • Et si tu as peur de tomber,
  • Que ta voix se fasse plus fière
  • Et que ton pas soit plus léger.

Roy Arthur   (Retour Menu)

  • Le Roy Arthur avait trois fils, quel supplice !
  • Mais c'était un excellent Roy, oui ma foi !
  • Par lui ses fils furent chassés,
  • Oui chassés à coups de pied
  • Pour n'avoir pas voulu chanter.

  • Pour n'avoir pas voulu chanter, ohé ! (bis)
  • Par lui ses fils furent chassés,
  • Oui chassés à coups de pied,
  • Pour n'avoir pas voulu chanter.

  • Le premier fils se fit meunier, c'est bien vrai !
  • Le second se fit tisserand, oui, vraiment !
  • Le troisième se fit commis
  • D'un tailleur de son pays
  • Un rouleau de drap sous son bras.

  • Pour n'avoir pas voulu chanter, ohé ! (bis)
  • Le troisième se fit commis
  • D'un tailleur de son pays
  • Un rouleau de drap sous son bras.

  • Le premier fils volait du blé, c'est bien laid !
  • Le second fils volait du fil, c'est bien vil !
  • Et le commis du tailleur
  • Volait du drap à toute heure
  • Pour en habiller ses deux soeurs.

  • Pour n'avoir pas voulu chanter, ohé ! (bis)
  • Et le commis du tailleur …

  • Dans l'écluse le meunier se noya, Ha ! ha ! ha !
  • À son fil, le tisserand se pendit, Hi, hi, hi !
  • Et le diable mis en furie
  • Emporta le p'tit commis,
  • Un rouleau de drap sous son bras.

  • Pour n'avoir pas voulu chanter, ohé ! (bis)
  • Et le diable mis en furie …

Russie libre   (Retour Menu)

  • Le peuple russe souffre la passion
  • Mais sa résurrection
  • Fera trembler le rouge bastion
  • Et prendront fin ces temps de persécution.

  • Quand les évêques et le Saint Père
  • Feront la consécration ?
  • Dans les goulags les martyrs l’espèrent
  • Mais quand donc s’accompliront ces prédictions ?

  • Dans les ténèbres brûlent des cierges
  • Pour la Russie glorieuse
  • A Fatima l’a promis la Vierge
  • Du Kremlin Elle sera un jour victorieuse.

  • Lalala…

  • Russie libre en chrétienté
  • Retrouvant l’unité
  • Paix, justice et prospérité
  • Pour les nations retrouvant leur liberté.

  • La Chrétienté enfin unie
  • Libérera la Terre
  • Pour le Christ et la Vierge Marie,
  • Devant qui tous fléchiront genoux en terre

  • Dieu éclairera le clergé rebelle
  • Aux demandes de la Reine
  • Qu’il entende enfin vos appels
  • Que votre divin cœur triomphe de la haine

  • Lalala…

  • Frères persécutés des glacis,
  • Sachez nous pardonner
  • L’Ostpolitik, les Yaltas communistes
  • Le mépris de ceux qui vous ont aliénés.

  • Camarades solidaristes
  • Brandissons les tridents
  • Pour abattre les régimes communistes
  • Et unir l’Europe centrale à l’occident.

  • Bannières levées il faut partir
  • Combattre les sections
  • Marchent avec nous les héros, les martyrs
  • Tués par la sinistre Révolution.

  • Lalala…

Santiano   (Retour Menu)

  • C'est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau,
  • Hissez haut ! Santiano
  • Dix huit noeuds, quatre cents tonneaux,
  • Je suis fier d'y être matelot.

  • Tiens bon la vague et tiens bon le vent,
  • Hissez haut ! Santiano
  • Si Dieu veut, toujours droit devant,
  • Nous irons jusqu'à San Francisco.

  • Je pars pour de longs mois en laissant Margot,
  • Hissez haut ! Santiano
  • D'y penser j'avais le coeur gros
  • En doublant les feux de Saint-Malo.

  • On prétend que là-bas l'argent coule à flot,
  • Hissez haut ! Santiano
  • On trouv' l'or au fond des ruisseaux,
  • J'en ramènerai plusieurs lingots.

  • Un jour je reviendrai chargé de cadeaux,
  • Hissez haut ! Santiano
  • Au pays j'irai voir Margot,
  • A son doigt je passerai l'anneau

  • Tiens bon le cap et tiens bon le flot
  • Hissez haut ! Santiano
  • Sur la mer qui fait le gros dos
  • Nous irons jusqu'à San-Francisco !

Se Canto   (Retour Menu)

  • Devant ma fenêtre
  • Y’a un oisillon,
  • Toute la nuit chante,
  • Chante sa chanson.

  • S’il chante qu’il chante
  • Ce n’est pas pour moi
  • Mais pour mon amie
  • Qui est loin de moi.

  • Ces hautes montagnes,
  • Ces longues vallées
  • Cachent le visage
  • De ma bien-aimée.

  • Baissez-vous montagnes,
  • Plaines, haussez-vous.
  • Que je voie sans peine
  • Où sont mes amours.

  • Mais des os de la bête
  • Me suis fait un flûtiau
  • Pour jouer à la fête
  • À la fête du hameau.

Sérénade   (Retour Menu)

  • C'était dans la nuit brune
  • Sur un clocher jauni,
  • Sur un clocher la lune,
  • Comme un point sur un i.

Soldat belge   (Retour Menu)

  • C’était un soir sur les bords de l’Ysère,
  • Un soldat belge qui montait la faction.
  • Vinrent à passer trois gardes militaires,
  • Parmi lesquels était le roi Albert.
  • Qui vive là ? cria la sentinelle,
  • Qui vive là ? Vous ne passerez pas !
  • Si vous passez craignez ma baïonnette,
  • Retirez-vous, vous ne passerez pas ! (bis)
  • Halte-là !

  • Le roi Albert en fouillant dans ses poches,
  • Tiens, lui dit-il, et laisse-moi passer.
  • Non, répondit la brave sentinelle,
  • L’argent n’est rien pour un vrai soldat belge.
  • Dans mon pays, je cultivais la terre,
  • Dans mon pays, je gardais les brebis,
  • Mais, maintenant que je suis militaire,
  • Retirez-vous, vous ne passerez pas ! (bis)
  • Halte-là !

  • Le roi Albert dit à ses camarades :
  • Fusillons-le, c’est un mauvais sujet.
  • Fusillons-le à la lueur des astres,
  • Fusillons-le, c’est un mauvais sujet.
  • Fusillez-moi, lui dit la sentinelle,
  • Fusillez-moi, vous ne passerez pas.
  • Si vous passez, craignez ma baïonnette.
  • Retirez-vous, vous ne passerez pas ! (bis)
  • Halte-là !

  • Le lendemain, au grand conseil de guerre,
  • Le roi Albert lui demanda son nom.
  • Tiens, lui dit-il, voilà la croix de guerre,
  • La croix de guerre et la décoration.
  • Que va-t-elle dire, ma bonne et tendre mère,
  • Que va-t-elle dire en me voyant si beau ?
  • La croix de guerre est à ma boutonnière
  • Pour avoir dit : vous ne passerez pas ! (bis)
  • Halte-là !

Souvenirs qui passent   (Retour Menu)

  • Souvenirs qui passent,
  • Adieu l’école et l’atelier.
  • Le camp les remplace,
  • Avec ses feux à la veillée.

  • Ne tourne pas la tête,
  • Un scout regarde en avant.
  • Un scout regarde en avant.

  • Dans la pâle aurore
  • Nous quittons la ville endormie.
  • Ils dorment encore,
  • Nos pas les réveillent à demi.

  • Aux clartés brûlantes
  • La halte n’arrive jamais.
  • Si mon copain chante,
  • Je chante avec lui pour l’aider.

  • Dans le soir qui baisse,
  • Je pense aux copains prisonniers.
  • J’en fais à ma tête,
  • Le soir je suis en liberté.

  • Dans la nuit profonde,
  • Je marche en rêvant au passé.
  • Mon copain me montre
  • Par où les anciens sont passés.

Strasbourgeoise   (Retour Menu)

  • Petit papa c’est donc la mi-Carême,
  • Et te voici déguisé en soldat.
  • Petit papa, dis moi si c’est pour rire,
  • Ou pour faire peur aux tous petits enfants. (bis)

  • Non mon enfant, je pars pour la Patrie,
  • C’est un devoir où tous les papas s’en vont.
  • Embrasse moi petite fille chérie,
  • Je rentrerais bien vite à la maison. (bis)

  • Dis moi maman, quelle est cette médaille,
  • Et cette lettre qu’apporte le facteur ?
  • Dis moi maman, tu pleures et tu défailles,
  • Ils ont tué petit père adoré. (bis)

  • Oui mon enfant, ils ont tué ton père,
  • Pleure avec moi, car nous les haïssons.
  • Quelle guerre atroce qui fait pleurer les mères,
  • Et tue les pères des petits anges blonds. (bis)

  • La neige tombe aux portes de la ville,
  • Là est assise une enfant de Strasbourg.
  • Elle reste là malgré le froid, la bise,
  • Elle reste là malgré le froid du jour. (bis)

  • Un homme passe, à la fillette donne,
  • Elle reconnaît l’uniforme allemand.
  • Elle refuse l’aumône qu’on lui donne,
  • A l’ennemi elle dit bien fièrement : (bis)

  • Gardez votre or, je garde ma puissance,
  • Soldat prussien, passez votre chemin.
  • Moi je ne suis qu’une enfant de la France,
  • A l’ennemi je ne tends pas la main. (bis)

  • Tout en priant sous cette cathédrale,
  • Ma mère est morte sous ce porche écroulé.
  • Frappée à mort par l’une de vos balles,
  • Frappée à mort par l’un de vos boulets. (bis)

  • Mon père est mort sur vos champs de batailles,
  • Je n’ai pas vu l’ombre de son cercueil.
  • Frappé à mort par l’une de vos balles,
  • C’est la raison de ma robe de deuil. (bis)

  • Vous avez eu l’Alsace et la Lorraine,
  • Vous avez eu des millions d’étrangers.
  • Vous avez eu Germanie et Bohème,
  • Mais mon p’tit cœur vous ne l’aurez jamais,
  • Mais mon p’tit cœur il restera français !

Sur la route de Dijon   (Retour Menu)

  • Sur la route de Dijon,
  • La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
  • Il y avait une fontaine, la diguedondaine,
  • Il y avait une fontaine, aux oiseaux, aux oiseaux.

  • Près d'elle un joli tendron
  • La belle diguedi, la belle diguedon (bis)
  • Pleurait comme une madeleine, la diguedondaine,
  • Pleurait comme une madeleine, aux oiseaux, aux oiseaux

  • Passe par là un bataillon,
  • La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
  • Qui chantait à perdre haleine, la diguedondaine…

  • Belle, comment vous nomme-t-on ?
  • La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
  • On me nomme Marjolaine, la diguedondaine…

  • Marjolaine c'est un doux nom,
  • La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
  • S'écria un capitaine, la diguedondaine…

  • Marjolaine qu'avez-vous donc ?
  • La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
  • Messieurs j'ai beaucoup de peine, la diguedondaine...

  • Paraît que tout l'bataillon,
  • La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
  • Consola la Marjolaine, la diguedondaine…

  • Si vous passez par Dijon,
  • La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
  • Allez boire à la fontaine, la diguedondaine…

Sur les monts   (Retour Menu)

  • La route est dure sur la montagne,
  • Mais nous allons plein de courage.
  • Dans l'ouragan nos coeurs qui chantent
  • Sont délivrés de leurs tourments,
  • Dans l'ouragan nos coeurs qui chantent
  • S'enivrent de joie et de vent.

  • Sur les monts tout puissants
  • On n'entend que le vent
  • On ne voit que le ciel
  • On ne sent que le soleil
  • Au revoir, au revoir

  • Nous allons chercher le vent
  • Le pic se dresse loin de la terre
  • Et nous marchons vers la lumière
  • Neige et soleil, montagnes aimées
  • Dans la splendeur de l'ouragan
  • Neige et soleil, montagnes aimées
  • Soyez bénis pour vos présents !

Terres Saintes   (Retour Menu)

  • Sellez donc bridez donc belles montures,
  • Vrais chevaliers tombez toute parure.
  • Armez-vous, drapez-vous de votre Foi,
  • Fiers chrétiens le Seigneur vous envoie.

  • Nos enfants exaltent de joie,
  • Front de l’amour et chantant sans peur
  • De nos âmes ils vont défendre
  • La Jérusalem de leur cœur

  • Les remparts d’une sainte famille
  • Foyer, chaleur qui point ne vacillent
  • Les fortes enceintes des dynasties
  • Offrant tutelle à tous ses amis

  • La fleur fade est de courtoisie
  • La fleur de France s’est remise
  • Roi Saint Louis, à l’ombre du chêne
  • Brille pour cette terre promise

  • La la la la ...
  • La la la la ...

Terre rouge   (Retour Menu)

  • Terre rouge, terre de feu
  • Terre, terre, terre de lumière
  • Terre rouge sous un ciel bleu

Tourdion   (Retour Menu)

  • Quand je bois du vin clairet,
  • Ami tout tourne, tourne, tourne, tourne,
  • Aussi désormais je bois Anjou ou Arbois.

  • Le bon vin nous a rendus gais,
  • Chantons oublions nos peines, chantons.

  • Buvons bien, là buvons donc
  • À ce flacon faisons la guerre.
  • Buvons bien, buvons mes amis trinquons,
  • Buvons vidons nos verres.

  • Chantons et buvons, à ce flacon faisons la guerre,
  • Chantons et buvons, les amis, buvons donc !

  • En mangeant d’un gras jambon,
  • À ce flacon faisons la guerre !

Tournez les yeux   (Retour Menu)

  • Tournez les yeux vers le Seigneur,
  • Et rayonnez de joie,
  • Chantez son nom de tout votre coeur,
  • Il est votre Sauveur, c'est lui votre Seigneur.

  • J'ai cherché le Seigneur
  • Et il m'a écouté,
  • Il m'a guéri de mes peurs,
  • Et sans fin je le louerai.

  • Dieu regarde ceux qu'il aime,
  • Il écoute leur voix,
  • Il les console de leurs peines,
  • Et il guide leur pas.

  • Ceux qui cherchent le Seigneur
  • Ne seront privés de rien,
  • S'ils lui ouvrent leur coeur,
  • Ils seront comblés de biens.

Trace ta route   (Retour Menu)

  • Seras-tu soleil ou nuage,
  • Champ d'orties ou champ de blé ?
  • Choisiras-tu le partage,
  • Ou voudras-tu tout garder ?
  • Seras-tu lumière du monde,
  • Ou lourd fardeau à traîner ?
  • Seras-tu graine féconde,
  • Ou bien graine qui n'a pas germé ?

  • Flots Jaune Vert et Rouge,
  • Foi, Espérance et Charité
  • Flots Jaune Vert et Rouge,
  • Pour Croire Espérer et Aimer.

  • Sauras-tu sourire aux hommes,
  • Sauras-tu leur pardonner,
  • Ou ton coeur sera-t-il comme
  • Un coquillage fermé ?
  • Sauras-tu garder courage
  • Si la nuit vient à tomber,
  • Ou seras-tu sous l'orage
  • Parmi les premiers désespérés ?

  • Seras-tu feu, braise ou cendre ?
  • Seras-tu vie ou trépas ?
  • Quelle route vas-tu prendre,
  • Où te porteront tes pas ?
  • Bâtiras-tu ta demeure
  • Sur le sable ou sur la pierre ?
  • Sauras-tu au fil des heures
  • Rester au service de tes frères ?

Trente et un du mois d'août   (Retour Menu)

  • Au trente-et-un du mois d’août (bis)
  • Nous aperçûmes, sous l’ vent à nous, (bis)
  • Une frégate d’Angleterre
  • Qui fendait la mer-z-et les flots :
  • C’était pour attaquer Bordeaux
  • Buvons un coup, buvons en deux,
  • A la santé des amoureux,
  • A la santé du Roi de France,
  • Et merd’ pour le Roi d’Angleterre
  • Qui nous a déclaré la guerre !
  • Le capitaine, au même instant, (bis)
  • Fit appeler son lieutenant, (bis)
  • Voilà l’Anglais t’sens-tu l’courage
  • D’aller attaquer à son bord,
  • Savoir qui sera le plus fort.
  • Le Lieutenant, fier-z-et hardi, (bis)
  • Lui répondit : Ah, pardieu, oui ! (bis)
  • Faites monter tout l’équipage,
  • Hardis gabiers, gais matelots,
  • Faites-les monter bien vite en haut.
  • Vir’ lof pour lof en bourlinguant, (bis)
  • Nous l’attaquâmes par son avant, (bis)
  • A coups de haches, à coups de sabres,
  • De piques, de couteaux, d’mousquetons,
  • Nous l’avons mis à la raison !
  • Que dira-t-on de lui tantôt, (bis)
  • En Angleterr’-z-et à Bordeaux, (bis)
  • Pour s’être ainsi laissé surprendre
  • Par un brigantin d’six canons,
  • Lui qu’en comptait trente et si bons.

Trois jeunes marins   (Retour Menu)

  • Trois jeun' marins porteurs de lettres la
  • Trois jeun' marins porteurs de lettres
  • Sont sur la mer ma lon lan li re la
  • Sont sur la mer à naviguer

  • L'ont navigué sept ans sur mer
  • Sans jamais la terre approcher.

  • Au bout de la septième année
  • Le pain, le vin, leur a manqué.

  • Faudra tirer la courte-paille
  • Pour savoir qui sera mangé.

  • Le capitaine a fait les pailles
  • La plus courte lui est restée.

  • Mangerons-nous notre capitaine
  • Qui a pour nous tant de bonté ?

  • Oh non ni non, dit le petit mousse,
  • Pour vous la mort j'endurerai !

  • Pour moi la mort si tu endures
  • Cent écus d'or je t'y donnerai.

  • Il n'était pas à demi hune
  • Se mit à rire et à chanter.

  • Courage, mes enfants, courage
  • Je vois la terre de tous côtés !

  • Je vois les tours de Babylone
  • Sept charpentiers y travailler.

  • Je vois les moutons sur la lande
  • Trois belles bergères à les garder.

  • Je crois que j'en reconnais une
  • C'est ma maîtresse du temps passé.

Trois routes   (Retour Menu)

  • E Ultreïa, E Ultreïa, E Ultreïa, E Ultreïa,

  • Santiago, Santiago,

  • De Vézelay, du Mont-Saint-Michel
  • Au Puy-en-Velay, Ostabat.

  • Nous marchons tout le long des grèves
  • Par saint Jacques le Majeur en avant.

  • Nous allons par les monts de France
  • Par saint Martin de Touraine en avant.

  • Nous chantons à en perdre haleine
  • Sainte Cécile écoute nous, en avant.

  • Nous t’invoquons dans nos prières
  • Marie-Madeleine soutiens nous, en avant.

Trompe sonne (La)   (Retour Menu)

  • La trompe sonne dans les bois,
  • L’ardente meute passe.
  • Chasseurs brillants, piqueurs adroits
  • S’élancent à la fois.

  • Entendez-vous de trente voix
  • Le bruit qui frappe l’espace.
  • Taïaut ! Le cerf est aux abois,
  • Il meurt, il meurt je crois.

  • Ah que la chasse
  • Soit le plaisir des Rois,
  • Ah que la chasse
  • Soit le plaisir des Rois.

Va, Scout de France   (Retour Menu)

  • Va, Scout de France
  • Et ton bâton en main,
  • Va t’en sur la route
  • Prêcher la Loi scoute
  • Aux pauvres du grand chemin !
  • Va, Scout de France,
  • Et par ta belle humeur
  • Enseigne à tes frères
  • La loi simple et claire
  • La Loi de France et d’honneur

  • Tout en marchant, marchant, marchant,
  • Et par les bois et par les champs,
  • Observant les traces,
  • Le vol des oiseaux qui passent,
  • Et d’où vient le vent,
  • Et les couleurs du couchant
  • Tout en cherchant, cherchant, cherchant,
  • Œil grand ouvert
  • Oreille au guet,
  • Rien ne doit surprendre
  • Un vrai Scout qui sait s’y prendre
  • Il doit être prêt !

  • Va, Scout de France
  • Et sers ton Dieu d’abord
  • En ton âme éprise,
  • Sois fier de l’Eglise,
  • Fidèle jusqu’à la mort !
  • Va, Scout de France,
  • Et, le cœur frémissant,
  • Sers bien ta Patrie
  • Prospère ou meurtrie
  • Sois prêt à verser ton sang !

  • Va, Scout de France
  • Et toujours plein d’entrain,
  • Marche et te dépense,
  • Et sans récompense
  • « Le Scout vit pour son prochain »
  • Va, Scout de France,
  • Et porte à tous secours,
  • Et s’il doit t’en cuire
  • Garde le sourire,
  • Et donne, donne-toi toujours !

Vent frais, vent du matin   (Retour Menu)

  • Vent frais, vent du matin,
  • Vent qui souffle aux sommets des grands pins.

  • Joie du vent qui souffle,
  • Allons dans le grand

  • Vent frais, vent du matin...

Vieux chalet   (Retour Menu)

  • Là-haut sur la montagne,
  • L’était un vieux chalet. (bis)
  • Murs blancs, toit de bardeaux,
  • Devant la porte, un vieux bouleau.
  • Là-haut sur la montagne,
  • L’était un vieux chalet.

  • Là-haut sur la montagne,
  • Croula le vieux chalet. (bis)
  • La neige et les rochers
  • S’étaient unis pour l’arracher
  • Là-haut sur la montagne
  • Croula le vieux chalet.

  • Là-haut sur la montagne,
  • Quand Jean vint au chalet. (bis)
  • Pleura de tout son cœur
  • Sur les débris de son bonheur.
  • Là-haut sur la montagne
  • Quand Jean vint au chalet.

  • Là-haut sur la montagne
  • L’est un nouveau chalet. (bis)
  • Car Jean d’un cœur vaillant
  • L’a rebâti plus beau qu’avant.
  • Là-haut sur la montagne
  • L’est un nouveau chalet.

Vin gaulois   (Retour Menu)

  • Vive le vieux vin de vigne,
  • Le vieux vin gaulois !

  • Tan, tan ! Terre et ciel, chêne, feu rouge et soleil.
  • Tan, tan ! Glaive clair, flots de sang vermeil.

  • Mieux que bière ou vin de pomme,
  • Mieux vaut vin gaulois !

  • C’est le sang gaulois qui coule,
  • C’est le sang gaulois !

  • Chant du glaive bleu qui frappe,
  • Chant du glaive roi !

  • Sang et vin mêlés ruissellent,
  • Sang et vin gaulois !

  • Glaive maître des batailles,
  • Glaive honneur à toi !

  • Qu’au soleil le fer flamboie
  • Comme l’arc en ciel !

Vive Henri IV   (Retour Menu)

  • Vive Henri IV, vive ce roi vaillant !
  • Ce diable à quatre, à le triple talent
  • De boire de battre, et d’être un vert galant. (bis)

  • Au diable guerres, rancunes et partis,
  • Comme nos pères, chantons en vrais amis,
  • Au choc des verres, les roses et les lys ! (bis)

  • Chantons l’antienne qu’on chant’ra dans mille ans,
  • Que Dieu maintienne en paix ses descendants,
  • Jusqu’à c’qu’on prenne la lune avec les dents (bis)

  • Vive la France, vive le roi Henri !
  • Qu’à Reims on danse, disant comme à Paris
  • Vive la France, vive le roi Henri ! (bis)

Voici venir la belle saison   (Retour Menu)

  • Voici venir la belle saison
  • Amis marchons vers l'aventure
  • Abandonnons villes et maisons
  • Amis marchons vers l'horizon

  • Ceux qui écoutent
  • Sonner nos chants ardents
  • Verrons la route
  • Mais nous marcherons devant

  • Ceux qui nous suivent
  • Par les chemins montants
  • Verront la rive
  • D'un monde resplendissant

  • Si de souffrance
  • Nos coeurs sont tourmentés
  • Pleins d'espérance
  • Remettons nous à chanter

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